2 avril 2010, pour le week-end de Pâques, nous découvrons le Golden Tulip de Dibba, niché tout au bout d’une route. C’est un endroit paisible.
Nous profitons avec délice de la piscine et de la plage quasiment déserte. Ce lieu a un côté surnaturel, entre mer et montagne.
Marco est ravi, il a enfin trouvé un hôtel au calme à partir duquel il peut partir en randonnée VTT.
En fin de journée, alors que les garçons sont en train de faire une bataille de sable sur la plage, je rentre prendre ma douche.
Soudain, une musique assourdissante explose … du hard rock, genre ACDC, et la lumière de la salle de bain s’éteint.
J’appelle la réception, je signale que la lumière est HS et j’en profite pour demander à quelle heure la musique de barbare va cesser. Réponse tranquille du réceptionniste : « nous avons un évènement privé, ce soir, la musique s’arrêtera vers 11h00 ou minuit » .
Reprise de volée immédiate : « aaaahaaaa, ca ne va pas être possible. J’ai de jeunes enfants qui dorment à 20h30; il va falloir arrêter la musique au plus tard à 9h00»
Le réceptionniste : « ah mais c’est une soirée privée…. »
Moi : « Ce n’est pas mon problème. C’est un hôtel ici, pas une boite de nuit. Passez moi le manager ».
Le réceptionniste, embêté : « Bon, je vais me renseigner, je vous rappelle »
Quelques minutes plus tard, on frappe à la porte : c’est l’électricien ; il est indien.
Marco arrive avec les gars et se demande ce que fait un indien dans la chambre.
Il constate avec consternation qu’il va devoir prendre sa douche dans le noir et il me demande si j’ai demandé à quelle heure cessait la musique de fous. Il rajoute: « Note que c’est du bon hard rock , quand même ! »
Je termine de me préparer et je file à la réception pour régler le problème musical avant de me transformer en pitbull. Je me connais, si à 21h00, au moment de dormir, la musique est toujours aussi forte, je vais péter un plomb !
A noter que l’électricien a disparu sans régler le problème de lumière.
J’arrive dans le lobby …et là, je comprends pourquoi j’ai entendu du ACDC. Un groupe de bikers, couverts de tatouages et habillés de blousons noirs (alors qu’il fait 35°C dehors) est en train de payer à la réception.
Je marque une seconde d’hésitation ; je suis la seule femme, je suis habillé de turquoise, parée d’une robe vaporeuse soyeuse. Je dois ressembler à un ange arrivant en enfer avec des diables noirs partout.
Qu’importe, je fonce d’un pas décidé…. Je m’installe dans la file et je pose un regard appuyé sur le réceptionniste, genre ‘je suis là et je ne pars pas tant que je ne t’ai pas parlé’ (ben oui, parce que j’ai beau avoir une robe d’ange, je n’en suis pas un et ce n’est pas un groupe de gros bras qui va m’impressionner).
Les bikers sont Omanais ou Emiratis et ils ressemblent à tous les bikers du monde. Certains portent des blousons ornés de l’inscription desert warriors.
L’un d’entre eux est galant, il dit en arabe à ses potes de me laisser passer. Je le remercie d’un signe de tête et je m’accoude à la réception.
Le réceptionniste me demande ce qu’il peut faire pour moi. Ma réponse résonne, haute et claire : ‘je veux voir un manager. J’ai un problème avec la musique à fond !’
A SUIVRE …