Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de Pâques !
Nous partons pour quatre jours dans les montagnes du sud de la Pologne.
Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes de Pâques !
Nous partons pour quatre jours dans les montagnes du sud de la Pologne.
Vous trouverez ici le premier reportage vidéo de l’année sur le lycée français de Varsovie avec notamment une interview des nouveaux professeurs.
Les mamies, papys, tontons et taties pourront y découvrir deux des professeurs de Tristan dont je leur ai souvent parlé : le prof de maths dont j’apprécie particulièrement la rigueur, le sérieux et l’engagement auprès de ses élèves.
Vous y verrez également le professeur de SVT de Tit. La SVT constitue la matière préférée de Tristan (suivi par les maths et la techno). Je pense que son professeur y est pour quelque chose : il est profondément humain et à l’écoute de ses élèves, il favorise les échanges entre les enfants et loue la curiosité. J’apprécie énormément ses méthodes : c’est un fan des cartes mentales et il est ouvert à toutes les nouvelles technologies.
Ce week-end, nous avons fait du kulig, c’est à dire une promenade en traineau dans la neige fraiche!
Les garçons ont démarré par une bonne bataille de boules de neige :

Puis nous sommes partis à bord de notre traineau pour une promenade agréable et paisible. Nous étions très bien couverts, nous n’avons donc pas souffert du froid.
Tristan a au le grand plaisir de conduire le traineau. Baptiste n’a pas voulu essayer mais a beaucoup apprécié notre ballade !
Arrivé en haut d’une petite colline, nous avons pu visiter un bunker intact (avec les portes, le téléphone, les câbles électriques et même les provisions d’époque !)
Nous sommes ensuite revenus au camp de base et avons goûté le bigos (un plat polonais traditionnel à base de chou) et les garçons ont fait griller des saucisses au feu de bois!
Les Polonais qui nous avaient précédés pour la ballade ont fait des jeux : corde à sauter, couper du bois, fendre du bois et le tir à la corde (les gars et moi nous sommes joint à eux pour cette dernière activité! C’est l’équipe de Baptiste, avec moi, qui a gagné!)
Après une dernière bataille de boules de neige, nous avons repris la route avec les pieds un peu gelés !
J’ai la chance d’avoir une fenêtre météo: tous les matins, lorsque j’ouvre les volets de notre salle de bain, je tombe sur des branches qui m’indiquent l’avancement des saisons. Une observation précise des gouttes de rosée ou autres manifestations naturelles me permet d’estimer la température sans avoir à ouvrir la fenêtre. Je sais ainsi comment m’habiller. (( J’ai déjà commis l’erreur de mettre un T-shirt un jour de -10°C. J’ai compris la leçon! Depuis, je m’interroge quelques secondes, tous les matins en hiver, sur le nombre de couches de vêtements que je vais empiler))
Ce matin, le bulletin météo n’était pas difficile à formuler : fortes chutes de neige dans la nuit, pas de soleil => température avoisinant 0°C ou -1°C.
En effet, ma fenêtre et mon arbre « météo » étaient parés de blanc :
Les premières neiges avaient fondues la semaine dernière. Les garçons ont donc été ravis de retrouver leur jouet favori : le manteau blanc.
J’avoue être également contente: je trouve la ville épouvantablement moche au moment de la fonte des neiges alors que j’adore marcher dans le neige, lorsque je vais chercher Baptiste à pied à l’école, et entendre « crsht, crsht … ». ((les filles, je serai tout aussi ravie de retrouver le soleil de Dubaï la semaine prochaine et me prélasser dans le sable )).
Les garçons vont pouvoir reconstruire un igloo dans le jardin qui ressemble à cela :

cliquez pour agrandir !
Quand j’étais petite ((je n’étais pas forcément petite à ce moment-là et j’avais la même taille qu’aujourd’hui mais je commence souvent mes histoires par « quand j’étais petite » : mes fils adorent! )) , à l’école, j’ai étudié la 2nd guerre mondiale. Je me souviens avoir vaguement entendu parler de la cachette de Hitler et de l’attentat manqué en Prusse Orientale, en Mazurie.
À un autre moment de ma scolarité, j’avais entendu parler du bassin industriel de la Ruhr. Je m’étais alors fait la réflexion que la Ruhr n’était pas la Prusse Orientale…Et je m’étais vaguement demandé dans quelle partie de l’Allemagne était cette Prusse ! Mystère et boule de gomme !
J’ai eu la révélation lors de nos dernières vacances : je cherchais ce que je pouvais visiter en Mazurie et je suis tombée sur le Repaire du Loup.
Je m’imaginais déjà aller à la rencontre des loups sauvages et les apprivoiser…. Et bien non, le repère du loup, wolfsschanze, est la tanière de Hitler pendant la seconde guerre mondiale : il y a dirigé ses opérations militaires pendant 850 jours entre 1941 et 1944.
Ainsi, j’ai élucidé un mystère de mon enfance : la Prusse Orientale n’est pas en Allemagne ! La Prusse Orientale est en fait en Pologne, qui était alors envahie par les Allemands.
Et la Mazurie de la seconde guerre mondiale est bien la même que ce haut lieu du tourisme polonais entouré de lacs !
Nous nous sommes donc rendus à Gierłoż (prononcez [guierwoudje, en prononçant le w comme « we » en anglais)) et avons visité ce lieu tristement célèbre.
Nous avons loué les services d’une charmante guide, Edwige, qui parlait un anglais parfait (Tristan a fait la traduction simultanée pour Andréa).

Cette guide était parfaite pour les enfants car elle les faisait participer, leur proposait de chercher des trésors (des morceaux de bakélite) et leur a permis d’aller dans des endroits interdits, à l’intérieur des bunkers (( les polonais ne rigolent pas avec les règles ….alors je pense que la personnalité de la guide faisait partie de celles qui transgressent allégrement les règles ….Le nombre de trucs interdits qu’elle nous a fait faire était étonnant …pour notre plus grand plaisir ! En plus, elle avait une énergie formidable…comme j’aime !))
Cette visite est la plus intéressante depuis notre arrivée en Pologne : se rendre sur ce site, c’est réaliser toute l’horreur de la guerre, toute la puissance de l’organisation allemande et aussi mesurer toute la paranoïa de Hitler.
A suivre …
Je n’ai pas eu le temps de vous raconter la fin de nos aventures à Gdansk.
Je vous recommande le musée de la marine, passionnant et qui présente une salle d’animation et d’expérience pour les enfants.

Le musée présente des bateaux et des barques de tous les pays et continents. Baptiste s’est beaucoup intéressé aux bateaux Indiens et Indonésiens (car il sait que j’ai vécu en Indonésie lorsque j’étais petite).
La nouvelle vient de tomber: EMIRATES ouvre enfin une ligne directe Dubaï-Varsovie !
Un bonheur pour nous car Dubaï est une véritable plaque tournante!
Nous pourrons envisager des vacances au soleil sereines en faisant, en plus, un stopover pour voir nos amis !
Je pourrai même utiliser mes miles pour aller faire un coucou à Laure et Pascale.
Je suis troooooooooooooooooop conteeeeeeeeeeeeeente !!! Youpi ! Youpi !!
Ce week-end, alors que Marco était en France, en séminaire, j’ai testé pour vous les urgences orthopédiques de Varsovie dans un feuilleton à rebondissement digne de mes galères indiennes !
Pour les mamans inquiètes qui arriveraient par hasard sur ce blog : éviter à tout prix Carolina Hospital, à Mokotow, qui n’a pour but que d’encaisser le maximum de votre argent et tournez-vous vers les urgences pédiatriques et orthopédiques de l’hôpital des enfants à Saska Kepa , situé Ulica Nieklanska.
Vendredi soir, j’avais proposé une petite fête aux garçons : Baptiste avait invité à dormir son copain Noam et Tit avait convié Adrien.
La soirée s’est bien déroulée.
J’ai dû me fâcher le Samedi matin car Nono et Bapt s’étaient réveillés à 6 h 30 et jacassaient comme des pies. Les garçons ont ensuite été discrets et j’ai pu faire une grasse matinée.
Nous sommes partis vers 11 h 15 pour assister à la projection de l’âge de Glace 4 (vraiment super, nous avons adoré !). Peugeot Polska organisait cet événement pour la communauté française.
En arrivant à Galeria Mokotow, j’ai remarqué que Baptiste boitait, puis il s’est mis à pleurer car nous marchions trop vite.
Ce n’est pas du tout le genre de Baptiste de pleurer pour si peu. C’était donc le signe d’un réel malaise. Je lui ai demandé s’il avait mal quelque part : il avait mal à la hanche.
J’ai proposé de rentrer mais il a voulu aller voir le film.
Nous avons passé un bon moment… Et, en sortant, Baptiste boitait de plus en plus.
Nous sommes rentrés à la maison et j’ai fait une recherche rapide sur internet.
J’ai posé mon diagnostic : rhume de hanche.
J’ai préparé un mélange anti infectieux pour booster ses défenses immunitaires et j’ai fabriqué un anti inflammatoire pour masser Bapt en local.
Mes recherches sur internet arrivaient à la conclusion que, même si un rhume de hanche est bénin, il faut consulter pour vérifier que ce n’est pas plus grave.
Je passe quelques coups de fil à mes copines pour savoir où aller. Et je file, avec Baptiste…
En 5 minutes, j’arrive à l’endroit où m’a conduit le GPS. Je ne vois pas l’hôpital. J’appelle une copine, pour un téléguidage mais je ne comprends rien à ce qu’elle me raconte.
Finalement, j’arrive à bon port.
Je débarque comme un pitbull, portant mon enfant, dans le hall.
La réceptionniste me dit que je vais voir un docteur et me demande si je vais payer par carte ou par cash et m’annonce les prix.
Ca, c’est le genre de pratique qui me donne envie de me barrer sur le champ ou de défoncer la tête du patron de l’hôpital.
En plus, la nana ne parle pas anglais… Et je la pourris parce qu’un des arguments marketing de cet hôpital est d’afficher « nous parlons anglais » (histoire d’attirer les expats).
J’attends… j’attends… j’attends… j’attends alors que nous sommes seuls dans la salle d’attente.
Baptiste est inquiet : il me pose des questions. Il ne veut pas qu’on le touche et qu’on lui fasse mal. Il accepte juste qu’on l’examine mais pas plus. Je le rassure : si on lui fait mal, je mets un coup de boule !
Il rigole et me dit que je n’ai pas besoin de mettre un coup de boule et que j’ai juste à dire NON !
Je souris…
La réceptionniste m’a dit qu’on ferait une radio (déjà là, je tique ! Y’a pas de raison d’envoyer des rayons sur mon gamin si rien n’est cassé) et une prise de sang ((le coup de boule n’est pas loin)). J’ai rétorqué, glaciale, qu’il n’y avait aucune raison de faire une prise de sang pour rien et qu’il faudrait sérieusement argumenter pour me convaincre.
Le médecin arrive enfin, examine Baptiste, pose des questions. Il parle anglais aussi mal que je parle polonais. Ca m’agace étant donné le positionnement marketing de l’endroit !
Il annonce : radio et prise de sang.
Je me crispe :« pourquoi une prise de sang ? ».
Le docteur :« il faut ! »
Moi :« ah bon ? Pour quoi faire ? »
A ce moment-là, le médecin se drape, indigné et arrogant, dans son statut de médecin-tout-puissant-qui joue-sur-la-peur et me dit : « vous rendez-vous compte de la gravité de la situation ? ».
Je rétorque : « ah bon, en quoi est-ce grave ? « .
Il reste les bras ballants ; il a vraiment une tête de con !
Il prend alors un air de reine du drame et me dit : « ça pourrait être une infection de la hanche ».
Du tact au tact : « ah et depuis quand une inflammation de la hanche est-elle grave ? »
Bouche bée, il me regarde, désespéré et répond : « c’est très grave ; il faudra faire une ponction ! ». Continuer la lecture
Aprés le chateau de Malbork, nous avons fait route vers Sopot.
Le seul hôtel où il restait de la place était le GRAND HOTEL : superbe hôtel art déco géré par la chaine Sofitel.
Il parait que c’est le plus vieil immeuble de la ville (qui bien sûr a été restauré suite aux bombardements de la guerre. La seconde guerre mondiale a débuté par la bombardement de la garnison Polonaise de Westterplatte- prés de Gdansk- et cette dernière a été également détruite par les Russes à la fin de la guerre!)

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A Sopot, vous trouverez également la plus longue jetée d’Europe (et les Polonais sont gonflés : il faut payer pour aller au bout de la jetée !!). Il parait que c’est un vétéran des guerres napoléonniennes qui aurait été à l’initiative de cette construction.
L’architecture de la ville est un agréable et présente parfois des maisons surprenantes !
Et avant de partir en train à Gdansk, nous avons fait des mauvaises photos de touristes !! 
Le week-end dernier, nous étions à Gdansk et Sopot à la veille du match Espagne-Italie.
Les supporters espagnols étaient vraiment partout, vêtus de rouge et or.
Alors que nous déjeunions à la terrasse d’un restaurant en bordure de Vistule, nous avons entendu des clameurs et hurlements et avons vu passer Manolo (l’homme qui a pour métier d’être supporter. J’ai ainsi découvert son existence.) !
Bien que remuants et bruyants, les Espagnols étaient fort sympathiques. Lors d’une ballade, nous avons croisé un groupe qui scandaient « Espana, Espana », et j’ai alors répondu en rigolant « Francia, Francia »…et ils ont éclaté de rire et crié « Francia, Francia ».
Tristan était impressionné par mon culot …Et Marco m’a rappelé les règles de sécurité avec les supporters qui peuvent être dangereux !
Hier soir, se jouait Pologne-Russie. Lorsqu’on connait la haine atavique des Polonais pour les Russes, le pire était à craindre. En plus l’arbitre était Allemand (lorsqu’on me l’a dit, j’ai cru à une blague).
Sur le terrain, j’ai trouvé le match plutôt « fair » même si le contact était rugeux.
Les journeaux font toutefois mention de violences (vous pouvez lire cet article et celui-là)
La police polonaise était trés nerveuse : hier matin, en allant au bureau, Marco a vu des patrouilles de trois voitures qui démarraient au quart de tour. Hier soir et ce matin, le traffic était trés difficile et les policiers toujours aussi nerveux.
Apparemment, des consignes draconniennes ont été passées dans toute la Pologne.
A l’hôtel de Sopot, il y avait des vigiles avec oreillettes à tous les étages (bon, il faut dire que nous étions dans le même hôtel que les patrons de la fédération espagnole de foot et nous avons pris notre petit déjeuner presque à côté de Ángel María Villar. Il était d’ailleurs trés cool.)
Il faut toutefois croire que les temps changent un peu et que la haine atavique des Polonais vis à vis des Russes évolue si l’on en croit le photo qui illustre ce billet.
Ce qui n’a pas empêché 10 blessés, 130 interpellations et des échauffourés fort violentes !