Le dodelinement

Chez les indiens le ‘dodelinement’ est un art qui s’acquiert dés la petite enfance (j’ai vu des tout petits de 2 ans dodeliner au parc !) qui consiste à remuer la tête d’une manière qui ne veut dire ni oui, ni non.
Un néophyte se dit, au premier abord, que l’indien lui dit « oui ». Erreur !!!!
Il y a plusieurs types de dodelinement qu’il faut savoir interpréter !

Généralement, plus les indiens sont éduqués et au contact d’occidentaux, moins ils dodelinent.
Plus on descend dans les classes sociales et plus le dodelinement est répandu  et signifie que l’interlocuteur n’a rien compris.
Alors plutôt que dire non ou faire répéter, l’indien dodeline et son interlocuteur est ravi de son acquiescement.
Toutefois, l’interlocuteur se met en colère quelques temps plus tard car ses consignes n’ont pas été exécutées !!!
Dans 90% des cas, le dodelinement souriant signifie que vos paroles ont été TOTALEMENT INCOMPRISES. Il faut donc reformuler jusqu’à l’obtention d’un dodelinement enthousiaste accompagné d’un ‘Yes ‘ franc et massif .

Parenthèse énnéagramme : le dodelinement est typiquement « 9 ». En effet, il s’agit d’une défense remarquable pour un individu qui laisse son interlocuteur interpréter ce qu’il a envie : le conflit est ainsi systématiquement évité puisque l’interlocuteur comprend ce qui lui fait plaisir (exemple de mon histoire avec le douanier !).
Le problème, c’est que cette attitude  peut déclencher de gros conflits à retardement, mais n’est ce pas la fatalité des 9 ?

La rentrée ratée de Tristan

Dés notre première semaine et après avoir trouvé une nounou pour Baptiste, nous nous sommes précipités à la TISB ( The International School of Bangalore) afin de visiter la classe de Tristan.
Après 45 mn d’attente (à noter que la patience est une qualité indispensable en Inde… et dont je suis totalement dépourvue !), nous avons rencontré une femme (dont j’ai oublié le nom) qui nous a victorieusement déclaré  » j’ai le plaisir de vous annoncer que votre enfant est accepté à TISB ….. À partir de Août 2006 ! »
Là, j’ai failli tomber de ma chaise ! Je contre attaque immédiatement en déclarant qu’il s’agit d’un quiproquo car nous avons eu l’accord pour une rentrée en Janvier, raison pour laquelle j’ai accepté de déscolariser mon enfant en France pour venir à Bangalore.
Elle me répond avec un grand sourire qu’il était clairement exprimé dés le départ que la rentrée ne pouvait se faire qu’en Août (en début d’année scolaire).
Un bref instant, j’ai failli retourner son bureau et atomiser l’indien de la société de Marco qui nous accompagnait. J’ai fait un effort énorme pour ne pas exprimer ma colère et j’ai patiemment expliqué à la grognasse de service qu’il était impossible que mon enfant n’aille pas à l’école pendant une période de 5 mois !! Elle est restée inflexible pendant toute la durée de l’entretien.
A noter qu’à ce moment là, Marco était décomposé et dans un état de rage pire que le mien !
Pendant toute la visite de l’école, j’ai constamment insisté pour que mon fils soit admis et j’ai souligné le faible effectif des classes maternelles. A la fin, la responsable des admissions a du sentir mon désarroi de mère et m’a promis que si un enfant partait en cours d’année, mon fils serait le premier sur la liste d’attente. … en fait, elle voulait juste qu’on lui fasse une chèque pour la rentrée 2006 !
La perspective de garder Tristan pendant 7 mois d’affilés m’a plongé dans une déprime absolue !!!!
Marco a remué ciel et terre à son bureau…et à l’heure où j’écris cet article, aucune solution satisfaisante ne nous a été proposée : la seule école internationale qui accepte Tristan en cours d’année est située à 45mn /1h00 de notre future résidence ……… Je fulmine !!
Et le pauvre Tristan me demande tous les jours « Maman, je veux aller à l’école ».
A suivre !!!!!

Une arrivée difficile à Bangalore

Samedi 21/01/2006, 1h30 heure locale : l’airbus A 330 se pose après 8h30 d’un mémorable vol !
Pendant ce vol, Tristan n’a jamais dormi et Baptiste n’a somnolé qu’une heure. Il a passé le reste du vol à pousser des hurlements stridents toutes les 5 mn. Une telle démonstration de joie a bien évidemment fortement agacé les autres passagers de la « business class » qui ont rapidement exprimé leur mécontentement.
Je me suis donc retrouvée à promener Baptiste dans les couloirs pendant des heures tandis  que Tristan embêtait les passagers alentour ou fondait en larmes car il pensait que j’avais quitté l’avion.
Un homme d’affaires français a eu l’immense chance de voyager à coté de Tristan qui lui a fait construire des avions en « clipo » et des éléphants en pâte à modeler pendant de longues heures …. Il a été d’une patience infinie.
J’étais donc ravie de notre atterrissage ainsi que tous les passagers environnant.

Marco était supposé m’envoyer quelqu’un avec une pancarte pour m’aider à récupérer les 95 kg de bagages ainsi que les 2 enfants et les bagages mains.
Après être passée au contrôle passeport sans aucun problème, je pars donc à la recherche d’une pancarte avec mon nom… et je ne trouve personne !
Convaincue que je peux me débrouiller tout seule, je cherche donc un  porteur pour m’aider à récupérer les bagages …et je n’en trouve aucun de disponible !
Un vol de la Luftansa vient de se poser et tous les porteurs sont réquisitionnés par les Allemands.J’attrape donc un chariot et attend « patiemment » (2mn maxi) puis Tristan commence à sauter partout et Baptiste à se trémousser dans la poussette …

Ca ne va pas être gérable !!  Idée brillante : Continuer la lecture