Me voilà de retour d’Oman avec une cheville en moins !
Longtemps, je suis revenue de vacances avec une maladie ou de la casse (la varicelle à notre retour de Guadeloupe, intox alimentaire à Honfleur, claquage aux Maldives, Coupures et brûlures des coraux en Polynésie – là où Marco avait failli revenir veuf alors qu’il était en voyage de noces !!-, etc…).
Puis, étrangement, Baptiste a pris le relais mais avec de la casse AVANT les vacances (dent cassé avant Bali, nez deux fois cassé avant ??, etc…).
La terrible série semblait terminée … Que nenni !
Imaginez la scène : la veille de notre départ d'Oman, Marco et moi faisons une partie de tennis par 37°C à l’ombre (et nous sommes en plein soleil) et je m’économise car je me sens très fatiguée.
Vers la fin de la partie, alors que je ne cours pas récupérer une balle, Marco me lance: « c’est révélateur de ta personnalité, tu ne fais jamais d’effort pour t’arracher et atteindre un objectif. T’es vraiment feignante !! ».
La remarque me rend folle de rage car je trouve que c’est totalement faux ! Je fais justement partie de ces gens qui déplacent les montagnes lorsqu’ils veulent vraiment quelque chose !
Dans une tentative de vengeance, je m’arrache pour lui mettre des retours gagnants… un grand crac retentit dans ma cheville et je m’écroule au sol en hurlant de douleurs.
Marco nonchalamment : « t’as quoi ? C’est quoi le crac que j’ai entendu ? »
Moi, toujours hurlant, me roulant par terre: « ma cheville, abruti. ca se voit pas? » (il a du bol que je sois terrassée au sol sinon il aurait pris un coup de boule !!)
Marco : « lève toi et marche pour voir».
Moi, hurlant toujours : « non j’ai mal ».
Il m’attrape par le bras et me forçe à poser le pied : « bon tu poses le pied, c’est pas cassé. J’ai eu des milliers de foulures au pied. C’est rien ».
Moi, sarcastique : « ouaih, t’as raison, ma cheville a doublé de volume mais c’est rien ! »
Je me dirige vers le siége et je commence à voir tout blanc : « oh lala, je crois que je vais tomber dans les pommes ».
Marco me versant une bouteille d’eau sur la tête : « tiens ça va aller mieux ».
Moi : « Connard…t’as rien de mieux à faire que me verser une bouteille sur la gueule ? »
Marco, se marrant : « ben t’as vu , c’est efficace, t’es pas tombée dans les pommes !! »
Nous rentrons à la chambre en clopinant et moi fulminant (à cause de la bouteille sur la tête). Marco m’applique de la glace …Ca brûle, mais il dit que c’est normal d’avoir mal et que c’est pour aller mieux après ! Je souffre en pestant et en demandant si je peux frapper quelqu’un pour passer ma rage. Personne n’est volontaire…Bizarre …. !
Le petit Baptiste me tourne autour, trés soucieux pour moi. Il n'aime pas que j'ai mal !
Tristan n'en a rien à faire car il joue à la Gameboy !!
Je mets de l’arnica..Et je prépare les valises pendant 2h00 (et je me retrouve avec une cheville vraiment gonflée et douloureuse !)
J’ai passé la journée suivante dans une voiture à faire 550 km (avec les garçons qui se battaient à l’arrière)…..et j’avais toujours aussi mal !
Aarrivée à Dubaï, je ne suis pas allée voir le médecin car Marco a dit que ce n’était rien et il m’a fait un bon strapping en disant « j’aurai pu être éducateur sportif » (c’est certain..Mais il ne faut pas compter sur lui pour compatir à la douleur des équipes !!)
Finalement, l’arnica + le strapping, je vais beaucoup mieux.
J’aurai juste aimé que Marco soit un peu plus compatissante et qu’il admette que je me suis petée la cheville à cause de lui !
La prochaine fois, qu'il se casse quelque chose, j'appuie dessus !!!!
Ps: mes lecteurs/lectrices formés à l'énnéagramme apprécieront dans cette anecdote l'expression de mon type et la hiérarchie des centres de Marco (cf : centre réprimé) !