La rentrée ratée de Tristan

Dés notre première semaine et après avoir trouvé une nounou pour Baptiste, nous nous sommes précipités à la TISB ( The International School of Bangalore) afin de visiter la classe de Tristan.
Après 45 mn d’attente (à noter que la patience est une qualité indispensable en Inde… et dont je suis totalement dépourvue !), nous avons rencontré une femme (dont j’ai oublié le nom) qui nous a victorieusement déclaré  » j’ai le plaisir de vous annoncer que votre enfant est accepté à TISB ….. À partir de Août 2006 ! »
Là, j’ai failli tomber de ma chaise ! Je contre attaque immédiatement en déclarant qu’il s’agit d’un quiproquo car nous avons eu l’accord pour une rentrée en Janvier, raison pour laquelle j’ai accepté de déscolariser mon enfant en France pour venir à Bangalore.
Elle me répond avec un grand sourire qu’il était clairement exprimé dés le départ que la rentrée ne pouvait se faire qu’en Août (en début d’année scolaire).
Un bref instant, j’ai failli retourner son bureau et atomiser l’indien de la société de Marco qui nous accompagnait. J’ai fait un effort énorme pour ne pas exprimer ma colère et j’ai patiemment expliqué à la grognasse de service qu’il était impossible que mon enfant n’aille pas à l’école pendant une période de 5 mois !! Elle est restée inflexible pendant toute la durée de l’entretien.
A noter qu’à ce moment là, Marco était décomposé et dans un état de rage pire que le mien !
Pendant toute la visite de l’école, j’ai constamment insisté pour que mon fils soit admis et j’ai souligné le faible effectif des classes maternelles. A la fin, la responsable des admissions a du sentir mon désarroi de mère et m’a promis que si un enfant partait en cours d’année, mon fils serait le premier sur la liste d’attente. … en fait, elle voulait juste qu’on lui fasse une chèque pour la rentrée 2006 !
La perspective de garder Tristan pendant 7 mois d’affilés m’a plongé dans une déprime absolue !!!!
Marco a remué ciel et terre à son bureau…et à l’heure où j’écris cet article, aucune solution satisfaisante ne nous a été proposée : la seule école internationale qui accepte Tristan en cours d’année est située à 45mn /1h00 de notre future résidence ……… Je fulmine !!
Et le pauvre Tristan me demande tous les jours « Maman, je veux aller à l’école ».
A suivre !!!!!

Une arrivée difficile à Bangalore

Samedi 21/01/2006, 1h30 heure locale : l’airbus A 330 se pose après 8h30 d’un mémorable vol !
Pendant ce vol, Tristan n’a jamais dormi et Baptiste n’a somnolé qu’une heure. Il a passé le reste du vol à pousser des hurlements stridents toutes les 5 mn. Une telle démonstration de joie a bien évidemment fortement agacé les autres passagers de la « business class » qui ont rapidement exprimé leur mécontentement.
Je me suis donc retrouvée à promener Baptiste dans les couloirs pendant des heures tandis  que Tristan embêtait les passagers alentour ou fondait en larmes car il pensait que j’avais quitté l’avion.
Un homme d’affaires français a eu l’immense chance de voyager à coté de Tristan qui lui a fait construire des avions en « clipo » et des éléphants en pâte à modeler pendant de longues heures …. Il a été d’une patience infinie.
J’étais donc ravie de notre atterrissage ainsi que tous les passagers environnant.

Marco était supposé m’envoyer quelqu’un avec une pancarte pour m’aider à récupérer les 95 kg de bagages ainsi que les 2 enfants et les bagages mains.
Après être passée au contrôle passeport sans aucun problème, je pars donc à la recherche d’une pancarte avec mon nom… et je ne trouve personne !
Convaincue que je peux me débrouiller tout seule, je cherche donc un  porteur pour m’aider à récupérer les bagages …et je n’en trouve aucun de disponible !
Un vol de la Luftansa vient de se poser et tous les porteurs sont réquisitionnés par les Allemands.J’attrape donc un chariot et attend « patiemment » (2mn maxi) puis Tristan commence à sauter partout et Baptiste à se trémousser dans la poussette …

Ca ne va pas être gérable !!  Idée brillante : Continuer la lecture