Kerala : une journée animalière

Eléphant paré du Kerala

Voici longtemps, chers lecteurs, que je ne vous ai pas conté un épisode animalier !

Pendant nos vacances au Kerala, le Mercredi 11 Avril, alors que j’étais enfouie sous les draps, j’ai vaguement entendu la porte de la chambre s’ouvrir et Marco sortir.
Lorsqu’il est rentré, je lui ai demandé : « pourquoi es-tu sorti si tôt ?»
Réponse : «Parce ce qu’il y a une souris dans les toilettes ! »
Les deux garçons se sont alors levé comme des clowns à ressort et se sont précipités vers les toilettes en hurlant de joie, ce qui a du traumatiser la pauvre souris qui avait bataillé toute la nuit pour s’échapper de la cuvette des toilettes !
Au passage, je rassure les clients potentiels du Marari Beach : l’hôtel est très propre mais la salle de bains est en plein air, ce qui amène du charme….et certains désagréments !!
Le personnel du service maintenance a alors débarqué et j’ai entendu des bruits sourds !
Très inquiète, j’ai alors dit à Marco : « j’espère qu’ils ne sont pas en train de la tuer ! ».
Marco : « c’est exactement ce qu’ils font ! »
J’étais outrée car l’Inde est un pays hindouiste et il n’est pas question d’y tuer un animal gratuitement !
C’est bien un signe que le Kerala est un état à part car, normalement, les indiens attrapent l’animal et le relâchent plus loin (les gardiens font ca avec les Cobras à Palm Meadows !).
J’étais vraiment désolée pour cette pauvre souris, ce qui a fait dire à Marco que j’étais devenue une véritable indienne !

Le même jour, en allant à la piscine, Tristan est tombé sur une adorable petite grenouille qu’il a essayé d’apprivoiser (elle est restée captive dans une bouteille en plastique…alors personne ne sait si elle était vraiment apprivoisée !)

L’après-midi, alors que nous nous promenions en Rickshaw, nous sommes tombés par hasard sur une cérémonie hindouiste où de majestueux éléphants parés se balançaient au rythme des tambours.

Et enfin, le même soir, nous sommes tombés nez à nez avec un lézard géant en rentrant du restaurant !
Baptiste a voulu l’attraper mais Tristan lui a expliqué qu’il était trop grand et donc trop malin !!
Tristan lui a également vanté les mérites d’avoir un tel lézard dans sa chambre (pour manger les moustiques !)

Bref, c’était une journée commencée sous le signe de la souris et qui s’est achevée sous le regard d’un lézard !

Une matinée à Manipal

La semaine dernière, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai pris rendez-vous pour la dent cassée de Baptiste (qui doit faire l’objet d’un suivi) et pour son nez !
Aller en rendez-vous à Manipal demande effectivement un certain courage : 20 mn à 1h00 de voiture dans les bouchons, des heures d’attente en espérant ne pas avoir une radio à passer!
En plus, Tristan avait de la fièvre depuis 2 jours et épouvantablement mal à la gorge, j’ai donc décidé de l’amener avec moi !

En arrivant à Manipal, j’ai du :

  1. Enregistrer un numéro de dossier pour Tristan qui n’y est jamais allé et lui faire faire une carte (indispensable pour disposer des services de l’hôpital)
  2. Me rendre au 6ème étage au service dentaire en trouvant l’ascenseur qui dessert cet étage (ce qui n’est pas facile du tout !!)
  3. Batailler pour que l’assistante retrouve le dossier de Baptiste
  4. Aller au « Cash counter » payer la consultation (parce qu’ici, si t’as pas payé avant, tu crèves!!)
  5. Retourner voir l’assistante pour lui montrer la preuve de paiement
  6. M’installer et attendre le rendez-vous sous l’oeil effaré des indiens qui observaient Baptiste et Tristan sauter partout
  7. Conduire Baptiste sur le fauteuil de la dentiste (ca s’est super bien passé)
  8. Gérer la bagarre de Baptiste et Tristan après le rendez-vous : la dentiste avait fait un ballon avec un gant de chirurgie et Tristan voulait le piquer à son frère
  9. Redescendre au 1er étage afin de me rendre dans le service ORL et expliquer que je n’ai qu’un seul rendez-vous mais deux enfants à faire examiner (et que je ne veux pas y passer la journée)
  10. Retourner au « cash counter » pour payer les consultations (oui parce qu’il est hors de question de centraliser……ce ne sont pas les mêmes caisses!!)
  11. Attendre dans l’espace d’attente du service ORL qui est bondé, avec un Tristan qui montre du doigt toutes les personnes avec un gros pansement sur le nez en disant « t’as vu comme il pas beau le monsieur, il a du se faire mal !! »…. Et chaque fois, je remercie le ciel d’être en Inde et que personne ne parle français….ca m’évite d’avoir honte !
    Avec Baptiste qui veut manger toute les 3 minutes avec ses mains crasseuses qu’il balade depuis 20 minutes sur le sol!!!!
    Avec tous les indiens qui pincent la joue de Baptiste en gloussant alors que le Baptiste les envoie agressivement promener…et moi je leur fais un petit sourire confus en dodelinant !!!
    Avec le personnel qui me demande 3 fois de tenir mes garçons car ils encombrent le passage (et ca, c’est le genre de remarque qui me fait exploser)
  12. Finalement, nous avons vu le patron du service ORL qui a diagnostiqué une grosse angine pour Tristan et a demandé une radio pour Baptiste.
  13. Courir au sous-sol à la salle de radio et faire la queue (c’est à dire se battre dans une espèce d’amas humain) pour faire enregistrer mon numéro d’ordre
  14. Attendre qu’on m’appelle pour définir le prix de la radio
  15. Aller au « Cash counter » pour payer la radio
  16. Attendre que le radiologue nous appelle …et convaincre Baptiste qi’il ne faut pas bouger et poser sa joue sur un machin glacé avec une énorme machine préhistorique qui fait du bruit dans son dos !!!
  17. Attendre encore et toujours que la radio soit prête avec Tristan et Baptiste qui commencaient à être sérieusement excités!
    Un monsieur les a même traités de « naughty boys »….. J’ai failli lui mettre un coup de boule !
    J’ai même du mettre une tape sur la fesse de Baptiste, ce qui a révolté tous les indiens présents!
  18. Lorsque j’ai eu récupéré la radio, j’ai du rusher par l’escalier avec le Baptiste de 15 kg dans les bras (parce que je ne trouvais pas l’ascenseur)  pour retourner au service ORL
  19. Et là coup de chance …l’interne m’a reconnue m’a fait passer devant tout le monde. Je crois qu’elle ne voulait plus voir mes garçons !
    Le patron a alors décrété que le nez de Baptiste n’était pas cassé
  20. Soulagée, je me suis enfuie…et Tristan a alors vu le magasin de l’hopital où j’ai du lui acheter un jouet !
  21. J’ai enfin du repasser par la caisse centrale afin de récupérer la carte de Tristan (cf point N°1)
  22. Il y avait une telle cohue que j’ai du faire mettre Tristan et Baptiste dans un coin afin de ne pas les perdre le temps d’appeler Usman
  23. Attendre sur le perron de l’hopital que le chauffeur arrive et se taper  encore de longues minutes de bouchons afin de rentrer à la maison

Bref, un journée de routine en Inde ! C’était palpitant !!! Les garçons ont adoré cette aventure…Surtout Tristan qui a évité une matinée à l’école !
On peut dire que j’ai eu de la chance car je ne suis restée que 3 heures à l’hopital, ca aurait pu prendre la journée…Car , globalement, tout s’est trés bien enchainé … mais je suis quand même excédée !!!

Voter en Inde

Bureau de vote en Inde...c'est comme chez nous ! Dimanche, nous sommes tous allés voter à l’Alliance Française.

Nous avons eu de la chance car un bureau de vote s’est ouvert in extrémis à Bangalore en raison de l’augmentation du nombre de français.

Sans cela, nous aurions du prendre l’avion pour Bombay !

Aller voter à Bangalore n’a pas été une mince affaire : j’ai du faire venir la nounou afin de garder Baptiste (afin de lui éviter 2h00 de voiture), nous avons également du faire venir le chauffeur. Après 1h00 de voiture dans le trafic, nous sommes arrivés à l’Alliance Française et avons retrouvé tous les copains !!

Il n’y avait pas la queue et les panneaux affichant les têtes des candidats trônaient à l’entrée de l’Alliance Française.

Deux candidats n’avaient pas daignés envoyer leurs affiches (je tairai charitablement leur nom !).

Il est à noter que le nombre de votant hors de France est en nette augmentation et est devenu une cible non négligeable pour les candidats (voir cet article).

Pourtant, Le Monde annonçait ce matin que les Français à l’étranger s’étaient massivement abstenus… Ben ce n’était pas nous !!

la preuve en image ! Tristan s’interrogeait sur nos activités : pourquoi a-t-on pris plein de petits papiers pour ensuite mettre une enveloppe dans une grande boite en plastique ?

Je lui ai expliqué qu’on choisissait le chef de la France et j’ai ajouté : « toi aussi, quand tu auras 18 ans, tu iras voter » ….et il a répondu « non » !!

Je compte sur son Papy Michel pour lui expliquer son devoir civique cet été (sans faire de propagande !!!! )

Je viens de consulter les sites internets pour trouver les résultats des français ayant voté à l’étranger : j’ai trouvé tous les résultats département par département et RIEN sur nous !

Moralité, les médias se foutent des français à l’étranger, signe du nombrilisme décadent de mon pays!

Barbecue et 8 ans de mariage !

Marco et Aurore Samedi soir, nous avons organisé un barbecue géant dans notre jardin.

Nous étions une vingtaine à nous régaler de gambas, poisson grillé et autres mets !!

Les moustiques n’étaient pas invités à la fête, ce qui était plutôt sympathique !
Les hommes ont bien évidemment pas mal parlé de politique.

Et le lendemain n’était pas trop difficile car nous n’avons bu que du vin français !!
J’avais angoissé toute la semaine car il avait plu tous les soirs….et miraculeusement il n’a plus qu’à une heure du matin le jour de notre barbecue.

Nous avons eu une chance phénoménale (un peu comme pour la semaine de notre mariage).

Vous pouvez admirer Marco et moi en milieu de soirée , assez attaqués à la sangria et au vin de France !

Cette fête était un peu anniversaire de mariage car, à quelques jours près, nous allons fêter avec Marco nos 8 ans de mariage !!

Argh, ca ne me rajeunit pas !!

Marari Beach Hotel

La piscine de l'hotel Le Marari Beach Hotel appartient au Groupe Casino, fondé en 1957 par un Indien Dominic Joseph Kuruvinakunnel !
Le groupe a été récemment renommé CGH hearth et se positionne sur le créneau du tourisme vert.

Le Marari Beach est une superbe composition de bungalows avec des toits en chaume, des salles de bains en plein air, des murs enduits simplement à la chaux….le tout impeccablement propre ! Vous pouvez en effectuer la visite virtuelle en cliquant içi.
Tout y est en harmonie avec la nature. Le personnel est à disposition pour une visite guidée du parc qui ressemble à un jardin botanique ! Les cuisiniers utilisent en priorité les produits issus du jardin !!
Un centre ayurvédique propose des remises en formes.Il y règne un calme absolu et la piscine est d’une absolue propreté sans être chlorée (je me suis demandée quel était le produit naturel à base de ce miracle).
Des hamacs sont suspendus partout dans le parc et la plage est superbe.Quand au restaurant, c’est le meilleur buffet que nous ayons vu en Inde : poissons et fruits de mer grillés tous les soirs, salades aux choix, soupes et plats indiens pas trop épicés !

Le seul problème : c’est un peu cher et fréquenté uniquement par des occidentaux. J’y ai vu très peu d’indiens !
Ceci dit, nous avons adoré cet endroit !!

Je me suis quand même posé la question suivante : ce groupe est-il vraiment positionné en VERT sur la spirale dynamique ou bien affiche-t-il simplement ces valeurs pour attirer les touristes demandeurs de ce genre de prestation.
Parce qu’étant donné les prix pratiqués, absolument pas aligné sur des tarifs indiens (250 Rs l’heure de baby sitting quand le tarif horaire d’un travailleur est de 30 Rs !!) , il semble que ce groupe ait tout compris aux valeurs ORANGE !!
Je n’aurai bien sur jamais la réponse à ma question !

Impression générale sur le Kerala

Coucher de soleil à Allepey Ma connaissance du Kerala s’arrête à Allepey et Cochin.
Je dois dire que Marco et moi avons adoré le Kerala !
Il se dégage une impression de paix et d’harmonie de cet endroit.
Etrangement, le Kerala m’a rappelé les bons cotés de Bali : un petit jardin, bien entretenu, est attenant à chaque maison. Une vache est souvent présente dans l’enclos voisin. Tout le monde vaque à son occupation, du plus jeune au plus vieux. Nous avons vu des télévisions dans quasiment tous les foyers (comme à Bali).
La sensation de misère, de crasse et de pauvreté désespérée qu’on trouve souvent en Inde est absente. Nul mendiant, nul alcoolique, nul sâdhu illuminé, les gens vous approchent simplement par curiosité, ils vous demandent votre nom, glousse en écoutant votre étrange accent.
Il faut rappeler que le Kerala est l’état le plus alphabétisé d’Inde, les gens y sont donc plus éduqués qu’ailleurs.

Dans le village où nous où nous avons résidé, le tourisme est très peu développé : nous avons pris un rickshaw en lui demandant de nous amener dans un magasin.
Nous nous sommes retrouvés dans la rue principale du village avec des tas de magasins indiens et pas un seul magasin à touriste !!! Moralité, nous n’avons pas pu acheter de souvenirs, mis à part un ballon en plastique jaune à 10 Rs pour Baptiste et une imitation de beyblade pour Tristan.
Il y avait une bijouterie et j’ai demandé le prix des bijoux en argent : c’était 14 Rs (environ 0,24 euros) le gramme. Le commerçant n’a même pas essayé de m’arnaquer sur le prix !!
Le même chauffeur de rickshaw, à qui j’avais demandé s’il y avait des éléphants, nous a amené dans une cérémonie hindoue où de superbes éléphants parés balançaient leur trompe majestueuse au rythme des tambours.
C’était un attroupement exclusivement indien : nous étions les seuls touristes et sommes devenus l’attraction des enfants.

Encore un accident avant les vacances !

Baptiste défiguré !

La veille de notre départ pour Bali (vacances de Noël), Baptiste s'était cassé une dent !
La veille de partir dans le Kerala, Baptiste s'est cassé le nez : je sortais de chez le pédiatre avec Baptiste et nous nous sommes arrêtés devant le club house pour récupérer Tristan.
Tristan a ouvert la portière brutalement et son petit frère, appuyé nonchalamment contre cette portière, est tombé la tête le première sur le bitume, un peu comme s'il plongeait…à part que ce n'était pas l'eau qui l'attendait dessous !!!
Bien évidemment, Baptiste s’est mis à hurler et moi, je me suis mise à hurler sur Tristan qui s’est mis à pleurer en hurlant à son tour qu’il n’avait pas fait exprès.
J’avais très peur car Baptiste était plein de sang et avait manifestement très mal !
Nadia qui passait par là a récupéré Tristan et j’ai rappelé la pédiatre en lui demandant de m’attendre car il y avait une urgence !
J’ai mis 40 minutes pour parcourir les 3 kilomètres qui me séparaient du cabinet médical. Après avoir regardé le nez de Baptiste, la doctoresse m’a dit de l’amener à Manipal au service ORL !
Là , c’était le coup dur car il fallait compter plus de 2h00 de bouchons, Marco n’avait pas les clés pour rentrer à la maison et j’avais les valises à faire !
J’ai appelé Marco et nous avons arbitré de ne pas amener Baptiste à Manipal dans la mesure où ce n’est pas très grave de se casser le nez pour un enfant de cet âge et que la doctoresse a dit qu’il n’y avait aucun risque majeur. Elle voulait juste qu’il soit examiné par prudence par un ORL en raison de notre départ en avion du lendemain !
J’ai donc récupéré Tristan chez Nadia, j’ai mis tout le monde au lit et j’ai ensuite appelé Isa B, qui est une encyclopédie médicale vivante, et qui m’a confirmé que, si le choc avait porté sur le nez, ce n’était pas trop grave !

Notre petit Baptiste a donc passé le début de ses vacances avec un nez salement amoché comme vous pouvez le constater sur la photo !
La prochaine fois que nous partons en vacances, j’enferme Baptiste dans sa chambre pendant 24h00 pour éviter tout accident avant le départ….Et pourtant ce n’’était pas un Vendredi 13 !!!! Clin d'oeil

Vendredi 13 Avril : une sacrée galère !

les fameux filets Chinois de Fort Cochin Ce Vendredi 13 Avril était notre dernier jour de vacances dans le Kerala !
La journée a commencé de manière forte agréable par une grasse matinée (réveil à 8h15 par Tristan) et un petit déjeuner pantagruélique au buffet de l’hôtel !
Tandis que Marco et les enfants barbotaient dans l’eau, je suis allée faire un pré check out à la réception : j’ai maintenant l’habitude des hôtels en Inde et je sais que les notes sont toujours fausses, je vais donc généralement contrôler la facture quelques heures avant notre départ afin de ne pas perdre 2h00 à l'heure H !
Après le pointage, j'ai demandé la correction des inévitables erreurs (la spécialité en Inde étant de se voir attribuer toutes les consommations non facturées au client précédent !)
Je suis repartie pour faire les valises et piquer une tête dans la piscine avant d’aller me changer avec les enfants pour le voyage !
Après un déjeuner léger au restaurant, nous nous sommes dirigés vers la réception et mauvaise surprise : les bagages n'avaient pas été collectés dans la chambre (ca faisait 1h00 que nous l'avions demandé !) et la note n'était pas prête !!
Pour info : Marc et les enfants ont poireauté 20 mn dans la voiture avant que la note soit imprimée et la carte bleue débitée ! J’ai fini par exploser en leur expliquant que je faisais toujours un pré check out afin d’éviter les incompétences de ce genre !

En voiture, nous nous attendions à un transfert difficile de 2 heures Continuer la lecture

Mosaique à la petite école

Chers lecteurs,

Je vous ai déjà parlé de la petite école de Brookefield.
Il y a quelques mois, j'avais animé un atelier de mosaique sur le thème, les fruits et légumes.
Les maîtresses avaient adoré et m'avaient demandé de revenir afin de faire des mosaiques avec des formes géométriques.

Shruti, Philomena est Sahndrakala ont réalisé une étoile; Sarania, Suati et Malam ont fait le rond : Sarania, Suati et Malama Shruti, Philomena et Shandrakala

 

 

 

 

 

 

 

 

Mallappa, Krishna et Bindu se sont attelés au rectangle; Beemappa, Mandi et Mariyappa ont composé le triangleMallappa, Bindu et Krishna Bheemappa, Mandi et Mariyappa

 

 

 

 

 

 

 

Reka, Meena et Shaïtra ont assemblé un carré.Reka, Meena et Shaïtra

Les enfants sont toujours ravis de ces ateliers et nous faisons un peu figure de Pére Noël. La premiére fois qu'ils m'ont vu casser les carreaux avec un marteau, ils ont d'abord été paniqués que je casse un aussi beau carreau… puis ils ont eux-mêmes cassé en gloussant de plaisir et en se battant presque pour le marteau!
Ils ont ensuite révélés de sérieuses aptitutes pour la mosaique.

Lors de la dernière séance, j'étais avec Isa B et nous leur avons demandé d'écrire leur nom sur un papier. Nous avons été consternées de constater que seuls les garçons savaient écrire leur nom en anglais, les filles ne sachant qu'écrire le Kanada. Ces enfants sont dans la même classe … ce qui signifie que la ségrégation des filles commence bien tôt : mes petits éléves avaient environ une dizaine d'années.

A la fin du cours, Sophie les a habitué à aller se laver les mains. Il s'agit pour elle d'une grande victoire car c'est un premier pas vers l'hygiène. A la fin de chaque cours, je leur donne donc le savon dans sa boite en plastique rouge..et ils me le raménent, tel une relique sacrée en me montrant leurs mains propres.
A la fin du cours, Sophie leur distribue parfois des stylos ou des gommes en leur disant qu'ils ont bien travaillé. Ils nous serrent la main alors plusieurs fois et reviennent nous dire un dernier Aurevoir, espérant sans doute un autre stylo !

Pour moi, c'est toujours un moment d'émotion de voir cet enthousiasme, cet émerveillement permanent chez eux! C'est aussi une grande leçon par rapport à nos enfants pourris et trop gatés!
Un jour, je voulais amener Tristan pour qu'il voit.. Mais Marco a refusé!