The magic washing machine

Récemment je vous racontais que je suivais un cours en ligne à l’université de Washington. Cette semaine parmi les présentations que nous avions à analyser afin d’observer la façon d’utiliser des statistiques en les liant à des exemples concrets, il y a eu la présentation TED de Hans Rosling, un  médecin statisticien et conférencier suédois.

Je vous laisse découvrir l’une de ses conférences, qui au-delà de l’excellence des techniques de présentation m’a littéralement bouleversée par sa pertinence, l’émotion qu’elle véhicule et la justesse du propos.

C’est en anglais. Vous pouvez utiliser le sous-titre ou même l’option »traduction » en cliquant sur l’un des icônes de Youtube en bas à gauche de l’écran.

Sutures : 8 à 0

En passant

Demain réveil à 4h45 pour départ à 5h15 de la maison, direction Paris où nous attendrons ensuite notre vol pour Montpellier.

Tristan n’a rien trouvé de mieux à faire, cet après-midi, que de faire le malin intrépide devant ses copains dans l’escalator de Sadyba Best Mall => moralité : vautrage dans les escalators et les marches lui ont entaillé très profondément le bras et arraché son polo préféré!
J’ai failli vomir en voyant la plaie (limite on voyait l’os!). Nous sommes bien sur parti en urgence à l’hôpital.
Baptiste a vraiment assuré et m’a aidé pour trouver mon sac et mes affaires. Le pauvre, il pleurait parce que son frère avait mal mais il assurait comme un grand. Il est ensuite resté seul avec Tania.

Quant à Tristan, il a été stoïque jusqu’à l’arrivée à l’hôpital, il n’a pas bronché. Par contre, quand un médecin a commencé à le toucher, ça a été un sketch! Il était tellement agité que le médecin a du lui donner un calmant et lui anesthésier le bras.
Même anesthésié, l’idée qu’on le recouse mettait Tristan dans un état terrible…Et pourtant, il ne sentait rien.

Bref, nous étions déjà allés au moins 5 ou 6 fois à l’hôpital pour Baptiste sans pour autant avoir des travaux de couture. Ainsi, c’est Tristan qui a gagné le concours des « points de sutures » : 8 points , un piqure anti-tétanique et interdiction de sport et de piscine.

Je vous rassure, il allait mieux de soir et avait retrouvé son humour: il sera désormais balafré comme son idole Jack Sparrow !

Une lettre de Baptiste

En passant

Nous avons ENFIN reçu une lettre de Baptiste.
Très brève mais bien décorée avec des graphismes typiquement baptistiens !
« Coucou maman et papa, je m’amuse bien au camp de foot. Vous savez, tous les jours on fait 1 km pour aller et 1 km pour revenir en jogging. Je suis arrivé 3ème sur 15 personnes au ping pong! Bisous (j’ai eu le colis »
Et y’avait plein de coeurs dessinés sur la feuille. Trop mignon !

J’ai eu des nouvelles officieuses via les mamans des copains qui sont revenus!
Ils se sont bien amusés et Baptiste s’éclatait en faisant du sport toute la journée.L’une des mamans a demandé à son fils : « rassure-moi, il y avait des pauses, quand même pour vous reposer? »
Le gamin : « oui bien sur maman! Et pendant les pauses, on jouait au foot ».
Ça nous a bien fait rire de savoir que pour se reposer de tout ce sport, nos garçons jouaient encore au foot.

Au passage, si vous connaissez une paire de chaussures « normales » qui résiste au foot, je suis preneuse de la marque ou de la référence.
Baptiste passe ses récréations à jouer au foot et il me bousille une paire de chaussures tous les mois. La dernière en date a duré 15 jours, ce qui commence à sérieusement m’agacer !!

 

Les vieux, la technologie et les MOOC

Vous avez sans doute entendu parler des « digital immigrants » et des « digital natives » ((je ne sais pas comment on dit en français! Désolée!)).
Les « digital immigrants » sont des gens, comme moi, qui ne sont pas nés avec l’informatique et le numérique : ils l’ont découvert tardivement.
Les « digital natives » sont tombés dans la marmite quand ils étaient petits : ils sont nés avec, entre les mains, les outils informatiques et numériques.
En gros, c’est un peu comme être véritablement bilingue dans une langue (sans accent et en pensant dans cette langue) ou pas !

Évidemment, il y a quelques exceptions comme les « vieux » qui ont été informaticiens qui sont des « digital immigrants » mieux armés que les autres, comme par exemple, parmi les lecteurs de ce blog: Ber, Marco ou Fabien.
Quoique sur certains outils, genre la tablette, on voit vraiment que Marc est un « digital immigrant »: il rame !

Pour les autres, l’ère de la technologie et du numérique est souvent un enfer.
Cyprien en parle dans sa video qui m’a fait mourir de rire !

En tout cas, la « digital immigrant » que je suis a découvert les MOOC et a commencé à les tester ! Kézako me direz-vous?

MOOC est un terme apparu en 2008 qui signifie : Massive Open Online Course.
C’est l’ouverture massive des cours en ligne, c’est à dire du télé-enseignement.
Fabien en avait parlé dans l’un de ses billets. J’avais fait une petite recherche et j’étais tombée sur COURSERA qui proposait un nombre de cours en ligne incroyable !
J’avais de gros aprioris sur l’enseignement en ligne mais j’ai voulu essayer et j’ai démarré un cours mi Juin.  J’ai choisi un sujet léger et pas trop théorique « Introduction to public speaking« ; le cours s’étale sur 10 semaines.
Le cours est proposé par l’université de Washington. Nous sommes 100 000 inscrits sur ce cours avec environ 10 % d’américains, 9 % d’indiens (la communauté la plus représentée hors américains). Presque tous les pays sont représentés ! J’ai vu les stats, c’est juste incroyable.
Je trouve le cours trés qualitatif : la théorie est dispensée via des cours magistraux en video et quelques lectures. Les videos sont régulièrement interrompues par des quizz, ce qui nous permet de valider notre bonne compréhension.
Des exercices nous sont donnés à la fin de chaque semaine; devoirs écrits et devoirs en videos. Ces exercices sont ensuite soumis à l’évaluation entre pairs.
Le forum de discussion permet également de discuter et de partager.

Autant vous dire que c’est l’un des expériences interculturelles la plus géniale que j’ai jamais vécue. Mes petits copains de formations sont Chinois, Indiens, Pakistanais, Ukrainiens, Philippins, etc… J’en ai pour 10 semaines et je me régale.
Nul doute que je renouvellerai l’expérience, d’autant plus que j’adore apprendre de nouvelles choses…et j’avoue que je galère parfois sur les aspects technologiques (par exemple, lorsque j’ai du filmer et poster mon premier speech, j’ai perdu beaucoup de temps!)
Je vous recommande vivement cette expérience si vous parlez anglais; vous trouverez forcément un sujet qui vous intéresse (( pour mes copines branchées « alimentation saine », il y a pas mal de cours en nutrition)).
Peu de cours en français sont disponibles : seule l’école Polytechnique participe à Coursera et propose des cours de maths- algorithmes et probabilités; quelques écoles Suisse offrent des cours de programmation et un cours d’histoire.

Tristan : le retour

Nous avons récupéré Tristan Samedi et en apprenons chaque minute sur ce qu’il s’est passé durant son séjour…
Cela nous servira de leçon : nous ne nous lèverons plus des colonies françaises qui sont encadrées par une règlementation quant au nombre d’encadrants, leur formation, etc…

Comme vous le voyez, Tristan n’a rien perdu de sa superbe énergie !

Tristan-Dabki-07-2013Ce matin, il a commencé un cours de tennis à Varsovie et était très content du prof qui est « gentil ».
Il retrouve aussi, pour la journée, deux de ses meilleurs copains et en est heureux. En partant, il m’a dit :« au moins, je vais retrouver des amis qui m’aiment vraiment » (allusion à ses colocataires de colo qui l’ont vraiment maltraité!)

Victoria and Albert Museum

Mardi dernier à Londres, j’ai fait un petit tour par le Victoria and Albert Museum, pas trop longtemps car mon esprit était pollué par l’histoire de Tristan.

Je n’aime pas trop les grands musées car il y a trop de choses à voir. J’aime mieux les petits musés où je peux creuser un sujet (comme le musée Churchill).
J’ai toutefois pris beaucoup de plaisir dans la partie mode qui retrace l’évolution des vêtements sur plusieurs siècles.
J’aime bien cette époque :

V& A museum- FashionSEction

Je n’aurai pas aimé porter des maillots de bain des années 30 qui devaient être très longs à sécher :

Maillots années 30

Et si je devais choisir une style pour toute la vie, je prendrai la mode des années 40/50.
Je trouve dommage qu’on soit arrivé aux horreurs vestimentaires de notre époque alors que, par le passé, nous avons eu de si jolies silhouettes.

Années 40/50Ensuite, je suis passée dans la partie qui explique la cérémonie du thé en Angleterre et je me suis bien marrée. Il y avait une Indienne à côté de moi qui a également éclaté de rire …Et nous avons échangé quelques mots.
D’ailleurs, ce que je prèfère à Londres, c’est la concentration des Indiens! ((j’ai dit des Indiens, hein! Pas des restaus indiens… LOL ))

Ensuite, je suis allée chez Harrods où il avait les soldes ….et je n’ai rien acheté. Je dois être la seule nana au monde qui ne trouve rien à acheter dans une telle situation.
En fait, j’avais l’impression d’être dans une annexe de Dubaï : même typologie de consommateurs !

HarrodsJ’ai ensuite décidé de rejoindre Picadilly circus à pied.
Manifestement, j’ai pris le mauvais chemin puisque je me suis retrouvée à Buckingham Palace!
J’ai essayé de réparer mon erreur …et j’étais perdue !
J’ai regardé autour de moi et j’ai vu l’amiral Nelson, perché en hauteur…Zut, j’étais à Trafalgar Square.
J’ai fini par rejoindre Picadilly circus pour dîner avec Marco …dans un restaurant Indien !

 

Food hunting

Mosaique trouvée dans le quartier indien lors de mon Food hunting!Mosaïque trouvée au hasard de mon « food hunting » dans le quartier indien et musulman.

Avant de venir à Londres, je m’étais fait un joli planning des choses que je souhaitais visiter suite à vos divers conseils.
Il faut savoir que j’ai vécu  à Kingston pendant 6 mois, lors d’un programme Erasmus et que je suis déjà venue souvent visiter Londres.  Je n’avais donc pas trop de stress pour essayer de « tout voir ».

Dimanche, après notre arrivée, nous avons visité la Tour de Londres avec Marco. Et, alors que je préparais mon planning du Lundi, je suis tombée sur une ligne sur internet :  Churchill War rooms. J’ai toujours eu une fascination pour cet homme qui n’a fait que croître lorsque j’ai lu les biographies de Gandhi.
J’ai donc décidé de commencer ma journée par cette visite, qui fera l’objet d’un billet à part entière. Ça m’a tellement plus que je suis restée plus de 3h30 dans ce musée. C’est le froid glacial du bunker qui m’en a chassé.

Évidemment, lorsque je suis sortie, je me suis dit que la journée était bien avancée et qu’il était inutile de tenter un autre musée. En plus, je voulais savourer mes impressions ((bon qui ont été un peu gâchées par les salves de SMS que m’a envoyées Tristan pour me demander de venir le chercher en colonie ! Heureusement, les War Rooms étant des bunkers, mon téléphone ne captait plus le temps de la visite)).

La soirée de la veille m’avait privé de mon diner indien (nous n’avons pas trouvé de restau indien … Et oui, véridique !) ; je suis donc partie à la recherche d’un masala dosa tout en faisant un petit parcours pédestre. En effet, je me dis que je suis tout prêt du 10 downing street et que ça serait bien d’aller jeter un coup d’œil.
Je sors donc sur Parliament street , je tourne dans Whitehall et je me demande si je ne vais pas rater le 10 downing street car je n’ai pas une carte très précise.  Aucun risque : je vois une masse de touristes agglutinés devant la fameuse adresse.
Dommage j’ai oublié mon appareil photo (j’étais pertubée par les sms de Tristan).
Je remonte toujours Whitehall et passe devant  les horse guards : les chevaux sont toujours aussi beaux !
Je jette un coup d’œil à Westminster et je décide de tracer la route vers Trafalgar square, histoire de trouver un indien… Arrivé au fameux square, je commence ma quête et, à ma grande surprise, je ne trouve que des Mc Do, des restaus italiens, des pubs anglais (bon ça, c’est normal !) et des espèces de tavernes françaises et des tas d’enseignes qui vantent les mérites du « hand made sandwich » ((Là, on prend vraiment le consommateur pour un con ! Vous avez déjà vu un sandwich qui n’est pas fait à la main ? Perso, je n’ai encore jamais vu de chaines d’assemblage de sandwichs. Jusqu’à nouvel ordre, un sandwich ca se fait en prenant nos petites mains lavées , en coupant un bout de pain en deux et en y insérant diverses denrées. Mais bon, ca semble la nouvelle mode Londonienne le « artisan sandwich »)).
Je cherche en vain… En désespoir de cause, je rentre chez un buraliste, il est indien et je lui demande une adresse. Forcément, il connaît ! Il m’indique un restaurant à deux rues de là.

Je me dis que je suis sauvée et je déboule dans le restaurant, je m’installe et demande au serveur s’il a des masalas dosas et il me répond non. Il a du voir que j’avais envie de pleurer. Alors gentiment, il m’a indiqué, deux rues plus loin, un restau qui fait des masalas dosas. Je le remercie et m’excuse de partir en lui disant que j’ai VRAIMENT besoin d’un dosa !
Je cours presque, je pousse la porte du nouveau restaurant : fermée !
J’ai du mal à le croire. Je pousse encore la porte violemment : elle reste fermée.
J’entends une voix chevrotante derrière moi : « It’s closed ! Usually, there are many indian restaurant and today, I cannot find any ! » Et je vois un vieil indien plié en deux qui me parle. Continuer la lecture