Vous avez sans doute entendu parler des « digital immigrants » et des « digital natives » ((je ne sais pas comment on dit en français! Désolée!)).
Les « digital immigrants » sont des gens, comme moi, qui ne sont pas nés avec l’informatique et le numérique : ils l’ont découvert tardivement.
Les « digital natives » sont tombés dans la marmite quand ils étaient petits : ils sont nés avec, entre les mains, les outils informatiques et numériques.
En gros, c’est un peu comme être véritablement bilingue dans une langue (sans accent et en pensant dans cette langue) ou pas !
Évidemment, il y a quelques exceptions comme les « vieux » qui ont été informaticiens qui sont des « digital immigrants » mieux armés que les autres, comme par exemple, parmi les lecteurs de ce blog: Ber, Marco ou Fabien.
Quoique sur certains outils, genre la tablette, on voit vraiment que Marc est un « digital immigrant »: il rame !
Pour les autres, l’ère de la technologie et du numérique est souvent un enfer.
Cyprien en parle dans sa video qui m’a fait mourir de rire !
En tout cas, la « digital immigrant » que je suis a découvert les MOOC et a commencé à les tester ! Kézako me direz-vous?
MOOC est un terme apparu en 2008 qui signifie : Massive Open Online Course.
C’est l’ouverture massive des cours en ligne, c’est à dire du télé-enseignement.
Fabien en avait parlé dans l’un de ses billets. J’avais fait une petite recherche et j’étais tombée sur COURSERA qui proposait un nombre de cours en ligne incroyable !
J’avais de gros aprioris sur l’enseignement en ligne mais j’ai voulu essayer et j’ai démarré un cours mi Juin. J’ai choisi un sujet léger et pas trop théorique « Introduction to public speaking« ; le cours s’étale sur 10 semaines.
Le cours est proposé par l’université de Washington. Nous sommes 100 000 inscrits sur ce cours avec environ 10 % d’américains, 9 % d’indiens (la communauté la plus représentée hors américains). Presque tous les pays sont représentés ! J’ai vu les stats, c’est juste incroyable.
Je trouve le cours trés qualitatif : la théorie est dispensée via des cours magistraux en video et quelques lectures. Les videos sont régulièrement interrompues par des quizz, ce qui nous permet de valider notre bonne compréhension.
Des exercices nous sont donnés à la fin de chaque semaine; devoirs écrits et devoirs en videos. Ces exercices sont ensuite soumis à l’évaluation entre pairs.
Le forum de discussion permet également de discuter et de partager.
Autant vous dire que c’est l’un des expériences interculturelles la plus géniale que j’ai jamais vécue. Mes petits copains de formations sont Chinois, Indiens, Pakistanais, Ukrainiens, Philippins, etc… J’en ai pour 10 semaines et je me régale.
Nul doute que je renouvellerai l’expérience, d’autant plus que j’adore apprendre de nouvelles choses…et j’avoue que je galère parfois sur les aspects technologiques (par exemple, lorsque j’ai du filmer et poster mon premier speech, j’ai perdu beaucoup de temps!)
Je vous recommande vivement cette expérience si vous parlez anglais; vous trouverez forcément un sujet qui vous intéresse (( pour mes copines branchées « alimentation saine », il y a pas mal de cours en nutrition)).
Peu de cours en français sont disponibles : seule l’école Polytechnique participe à Coursera et propose des cours de maths- algorithmes et probabilités; quelques écoles Suisse offrent des cours de programmation et un cours d’histoire.
Alors Aurore, on croyait que j’étais en vacances et qu’on pouvait impunément me traiter de vieux ? Et pas de rationalisation s’il te plait, les guillemets n’y changent rien.
Je n’ai effectivement découvert l’informatique qu’à l’âge de 16 ans à l’époque où il fallait un immeuble pour mettre un ordinateur. Et désolé, il n’y a pas vraiment de techniques avec lesquelles je rame : pour une simple raison, c’est que, contrairement à ce que croit le grand public, il n’y pas eu tellement de nouveautés en informatique logicielle ; c’est le gigantesque progrès de la puissance matérielle qui a permis à des idées relativement anciennes de devenir d’emploi commun. Depuis la fin de mes études d’ingénieur en informatique, je n’ai pas souvent été surpris.
Ceci dit, je n’aime guère ce genre de découpage, « digital immigrants » et ««digital natives », pas plus qu’en sociologie les fameuses générations X, Y, Z et surtout Q, car comme le disait Tonton Georges :
Le temps ne fait rien à l’affaire
Quand on est con, on est con
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père
Quand on est con, on est con
Entre vous, plus de controverses
Cons caducs ou cons débutants
Petits cons d’la dernière averse
Vieux cons des neiges d’antan
Sans rancune. Peut-être…
Fabien
PS : j’ai regardé la vidéo de Cyprien que j’ai personnellement trouvée désolante. J’ai retenu qu’il fallait parler jeune ou parler français… Car si, effectivement, on s’inscrit sur Facebook (sans article), on surfe sur l’Internet (avec article). En bon français du moins.
« je ne sais pas comment on dit en français! Désolée! »
Juste un petit mot supplémentaire en guise de vengeance. Les jeunes savent se servir de Google, et quand on cherche « digital natives », la première réponse nous donne la traduction française, habituelle et littérale : natif numérique. Et dans la foulée celle de l’autre terme : (im)migrant numérique.
Et beh Fabien, t’es en forme !
Quant au « vieux », j’ai mis Marco dans le lot et mon petit frère (qui n’a pas 40 ans)…et donc forcément moi aussi dans le lot .. »vieux » étant donc un terme large.
Je me demande pourquoi tu as réagit aussi fortement ?!
« Vieux » pour les gens comme Cyprien désigne tout individu ayant plus de 30 ans.
Et j’aurai trouvé plus intéressant que tu réagisses sur les MOOC plutôt que sur les « vieux » !
Bises et bonne vacances !
Aurore
Matt, mon prof en ligne de l’université de Washington a été interview dans le cadre de la formation qu’il propose en ce moment à laquelle je suis inscrite.
http://blogs.seattletimes.com/uwmooc/2013/07/15/online-teacher-flabbergasted-at-vast-global-participation-in-free-uw-course/
Nous étions 112000 participants en date du 15 juillet! Le terme Massive prend tout son sens !