En visite

En passant

Notre périple de 4 joursIci en Pologne, c’est un week-end de quatre jours. Nous partons donc en vadrouille découvrir Wrocław et Łódź sous le froid et sous la pluie !

Alors si vous voulez être branché et ne pas faire « Frenchy » de base, évitez de prononcer « vroclave » mais dites « Vrrrrrotsouaf » en roulant bien les R.
Et ne dites surtout pas lodze (de toutes façons si vous êtes un français normalement constitué qui n’a pas appris le polonais, vous ne pouvez pas lire le nom de la seconde ville !) En polonais, ça se prononce woudj (mais le W se prononce à l’anglaise, comme dans « wrong », mais je ne sais pas comme l’écrire pour une prononciation française).
Bon après vous faites ce que vous voulez mais si vous êtes perdus et que vous cherchez « vroclave » ou ‘lodze‘, les polonais vous diront que ces endroits n’existent pas!

A part ça, rassurez-vous, le polonais, c’est super facile à lire une fois qu’on connait quelques règles de base!

Notre entrée dans le monde des tablettes (3/3)

Comme me le faisait gentiment remarquer certains, je suis plutôt en retard dans mes publications ! Mieux vaut tard que jamais, voici le dernier épisode.
Vous pouvez lire : l’épisode 1 et l’épisode 2.

Et la tablette fit son entrée dans notre foyer

Journal de GeekLors de notre dernier passage en France, nous sommes allés voir un magasin et avons trouvé les tablettes à un prix inférieur à celui de la Pologne (( ça reste un mystère pour moi sachant que le niveau de vie est largement inférieur en Pologne par rapport à la France. Les tablettes devraient y être moins chères)) .
Les garçons étaient fous ; Baptiste faisait des calculs dans tous les sens, convertissant mentalement ses zlotys en euros pour voir s’il avait assez de sous. Tristan plus pragmatique m’a emprunté mon téléphone pour faire les calculs ! 😉
Bref, au final, face à cette bonne affaire, à leur joie et à leur enthousiasme, Marco et moi leur avons accordé un petit prêt pour combler ce qu’il leur manquait pour financer leur achat.
Les garçons ont dû nous dire mille fois merci pour ce prêt et ils continuent d’ailleurs à nous le dire presque tous les jours !

Et là, c’est comme si une révolution technologique était rentrée dans notre foyer !

Je rappelle que Marco est un ingénieur informatique, qu’il a programmé pendant des années, qu’il sait démonter un ordinateur et le remonter, créer un PC qui fonctionne à partir de deux ou trois ordis en panne ((j’ai quand même vécu, les cinq premières années de notre vie commune, avec en permanence un ordi ouvert sur mon bureau car Marco faisait des expériences !)) …bref, Marc fait des trucs étonnants avec un PC et en programmation. Et pourtant, lorsqu’il a vu Tristan prendre en main sa tablette Samsung, je l’ai vu se décomposer ! Ce que Tristan savait faire intuitivement avec ce nouveau joujou technique, c’était juste incroyable !
Marco s’est dit qu’il allait être dépassé… Mais, fidèle à lui-même, il s’est hâté de se documenter sur ANDROID et sur l’utilisation des tablettes.

Parmi les premiers logiciels que Tristan a téléchargé sur sa Samsung, il y a eu Mindjet ((un logiciel de Mind Mapping. Là, c’est ma fierté de mère car je suis une grande fan des cartes mentales et Tristan les utilise avec plaisir depuis cette année)). Mais il s’est retrouvé à la fin des vacances avec l’impossibilité de retrouver sa carte mentale préparée pour étudier les Carolingiens et les Mérovingiens parce qu’elle avait été automatiquement enregistrée dans le cloud (littéralement le « nuage »).
Crise immédiate de Marco : « quoi y’a un truc qui nous appartient et qui a été enregistré quelque part, on ne sait pas où ? » (bon en même temps, la leçon d’histoire sur les Carolingiens et les Mérovingiens, ce n’est pas vraiment un secret d’état!! ) Mais c’était une question de principes car, selon les règles de Marco, on doit maîtriser nos sauvegardes et savoir en permanence où sont stockées nos données et en faire des sauvegardes de secours.
Que Tit ne sache pas retrouver sa carte pour réviser, c’était une affaire !!

Petit potassage de Cloud et de Mindjet …Marco nous fait un cours sur le Cloud, nous donne les solutions pour rapatrier chez nous les données du Cloud, fait créer des dossiers sur la carte SD de la tablette de Tit.. Bref, une véritable leçon.
Il a même décidé, qu’étant donné les compétences de Tristan, il allait lui apprendre les bases de la programmation et lui expliquer techniquement ce qu’il y a derrière les interfaces utilisateurs.

Du coup, Marco va devoir raviver ses compétences en programmation mais comme il adore le sujet, cela ne devrait pas lui poser de problèmes !

Graine de geek !

J’ai bien senti que cet achat marquait un tournant dans les habitudes et les pratiques « techniques » de notre famille.

Je l’ai réalisé à l’aéroport, juste avant de rentrer en Pologne : Tristan était dans un magasin de journaux. Au lieu d’être planté devant le rayon des bandes dessinées ou des livres pour enfants, il cherchait dans les magazines informatiques. Interloquée, je lui demande ce qu’il cherche ; le plus naturellement du monde il me répond : « ben je cherche un comparatif sur les applis ANDROID » et après avoir comparé trois journaux, il a choisi celui-là (voir photo) : et oui, le guide de références des meilleures applications. Normalement, chez nous, c’est Marco qui achète ce genre de journaux.

Nous avions trois heures d’attentes à Paris pour notre avion vers Varsovie ((exceptionnellement, nous n’avons pas pris un Varsovie-Nice mais un Montpellier-Paris-Varsovie)) + deux heures de vols.
Les garçons ont épluché le magazine dans tous les sens.
Parfois, Tristan levait le nez et disait : « ah y’a une super appli pour le yoga, je vais te la télécharger. […] Ah tiens, y’a un guide de phytothérapie, tu le veux? […] et le guide d’aromathérapie, ça te branche ? »

Évidemment, j’ai fini par leur piquer le magazine et par le lire moi aussi…
Et je suis dit : « tiens si je m’achetais un smartphone avec pour OS Androïd !? « 

Bonne fête Maman

Je souhaite une bonne fête à ma maman et je partage avec elle ce poème de Baptiste.

Lorsque je me suis levée ce matin, Baptiste est venu me voir, tout ému. Il m’a tendu une carte avec pleins de dessins et de coeurs. Puis il m’a dit qu’il allait me réciter le poème qu’il avait appris en classe.
Avec sa petite moue émue et son air très sérieux, il a déclamé :

Maman, quand tu es en colère,
Je t’aime de travers

Maman, quand tu t’en vas,
Je t’aime couci-couça

Maman, quand tu es de bonne humeur,
Je t’aime de tout mon cœur

Maman, quand tu me cajoles,
Je t’aime sans parole

Maman, quand je te dis ce poème,
Comprends tu combien je t’aime ?

Baptiste le mosaïste

Le tableau de Baptiste pour son professeur de CE2La semaine dernière, Baptiste est rentré de l’école en me disant, que son maître avait dit que la classe allait faire une mosaïque en papier. Baptiste a dit que la mosaïque en carreaux était beaucoup mieux mais son enseignant lui a répondu que c’était beaucoup trop difficile.

De retour à la maison, Bapt m’a raconté cette histoire et m’a demandé à sortir mon matériel de mosaïste ((pour ceux qui l’ignorent, j’ai pris de cours de mosaïque pendant 4 ans, entre 1999 et 2004), le Samedi matin, pour me détendre à l’époque où je bossais plus de 60 heures par semaine)) pour réaliser une œuvre et montrer à son maître que c’était fastoche !

Par chance pour Baptiste, ma lubie « mosaïque » date de l’époque où je faisais beaucoup de stock ((attitude qui a bien changé : désormais mon objectif = zéro stock)). J’avais hésité, l’an dernier à donner tout mon matériel à une mosaïste de Varsovie et puis je ne l’ai pas fait car j’avais un projet en tête que je voulais réaliser (une table « jeu d’échecs »).
J’ai donc pu proposer à Baptiste de lui donner une planche et du matériel.
Ravi, il a dit oui… Et j’ai sorti une dizaine de livres sur la mosaïque, mes pinces professionnelles… et j’ai amené Baptiste voir mon stock de carreaux.

Vous auriez dû voir sa tête : ses grands yeux noirs se sont écarquillés, ses petits sourcils en accent circonflexe se sont soulevés, il a eu cette petite moue typique qui traduit chez lui une émotion forte. Il hésitait entre émerveillement, enthousiasme et incrédulité.
Puis, lorsqu’il a eu retrouvé l’usage de la parole, il m’a demandé comment je pouvais avoir un trésor aussi extraordinaire. Il est resté un moment à toucher les carreaux, à les faire tinter, un peu comme Don Salustre avec ses louis d’or dans la Folie des Grandeurs.
J’avais l’impression d’être la maman la plus géniale du monde : celle qui recèle le plus beau trésor dont un enfant puisse rêver.
Joli moment. 🙂

Baptiste a choisi ses carreaux trésors et je lui ai appris à fabriquer une tesselle ((tesselle = Petit morceau de marbre, de pierre, de pâte de verre ou de céramique, matériau de base d’une mosaïque murale ou de pavement.)) en coupant des émaux de briare.

Il a très vite compris le truc et, le temps que j’aille voir Tristan qui faisait ses devoirs, Baptiste avait avancé l’œuvre à une vitesse incroyable.
Je n’avais même pas le temps de lui expliquer des détails techniques tant il allait vite.
Comme à son habitude, lorsque quelque chose le passionne, il s’est levé plus tôt pour travailler sur sa mosaïque tous les matins avant de partir à l’école. Il voulait apporter l’œuvre à l’école dès le Lundi matin.

Évidemment, le lundi matin, il a apporté son premier tableau en mosaïque terminé à l’école. Lorsque je suis allée le chercher, il avait à nouveau sa petite moue caractéristique et m’a dit, ravi : « Olivier ((c’est son maitre)) a dit que j’avais un A ((Bapt adore avoir des A)) en mosaïque et que Mercredi, pour le cours de mosaïque, il ferait autre chose et que c’est moi qui expliquerai aux autres enfants comment on fait ((au passage, j’apprécie beaucoup la compétence de cet enseignant qui sait très bien que Baptiste a du mal à s’exprimer face à la classe et qui saute sur l’occasion pour le mettre dans une situation où il peut gagner en confiance en lui en expression orale face à un groupe)).
Puis Baptiste a décidé qu’il allait aussi réaliser une petite mosaïque pour l’offrir à son maître de CE2. Il a réfléchi longuement et a fini par choisir une épée et un écusson. Lundi après-midi et Mardi après-midi, il a donc réalisé son mini-tableau que vous pouvez voir en photo ci-contre.

Il l’offrira ce matin à son prof !

Je suis ravie que Baptiste ait remis la mosaïque au goût du jour dans notre famille. En plus, c’est une activité très intéressante pour un enfant car il doit mobiliser attention, concentration sur une période assez longue et précision ((Nathalie, j’ai pensé à Léo pour laquelle cette activité pourrait être très profitable ! En plus, je suppose que tu as encore tout ton matériel de mosaïste ?)).

A venir la photo du premier tableau en mosaïque que je n’ai pas eu le temps de prendre en photo avant qu’il ne parte à l’école !

Pour ceux qui ont la chance d’habiter la région parisienne, je vous rappelle l’adresse du site de Lelly, la talentueuse mosaïste avec qui j’ai eu la chance prendre des cours.

Notre entrée dans le monde des tablettes (2/3)

Vous pouvez lire l’épisode précédent : « je suis une irréductible gauloise »

Tristan veut un IPOD Touch

Le soir même, toute la famille savait que la tablette était une chose horrible pleine de traces de doigts ! ET tout le monde est tombé d’accord avec moi pour dire que le clavier, c’était drôlement mieux !
Tout le monde était ok dans mon foyer pour également dire que APPLE c’est de la m****.

C’était sans compter notre voyage à Dubaï, où Tristan a revu Alrick, un très bon copain, qui s’était acheté avec son argent de poche, économisé sur de longs mois, un IPOD touch.
Tristan a trouvé ce gadget extraordinaire et a dit qu’il allait économiser pendant des années pour en avoir un !
Bien sûr, j’ai dit JAMAIS : APPLE ne rentre pas dans ma maison.
Et Tristan d’argumenter que c’est lui qui l’achète avec ses sous et que je lui reproche souvent d’avoir du mal à économiser et que, s’il fait cet effort sur plusieurs mois, pourquoi ne pourrait-il pas s’acheter son joujou. Effectivement, pourquoi ?

Bon, j’ai discuté avec Marco, j’ai parlé avec les parents d’Alrick dont j’apprécie beaucoup les méthodes éducatives et j’ai fini par dire à Tit qu’il démontrait qu’il savait économiser sur plusieurs mois, il pourrait s’acheter son IPOD touch.

« Moi aussi » a dit Baptiste ..

… qui avait déjà bien plus d’économies que Tristan (( Baptiste est un véritable petit écureuil dés qu’il s’agit de faire des économies !!)).
Aisni, pendant des mois, chaque fois que j’allais faire une course rapide à Sadyba Best Mall, le centre commercial à 5 minutes à pied de la maison, Tristan me demandait s’il pouvait rester dans le magasin électronique à jouer avec les tablettes de la marque satanique …Et je disais oui et Tristan rêvait !

Pendant tout ce temps, Baptiste a fait plusieurs virées dans les magasins de geeks, avec Marco, pour observer les tablettes. Un Dimanche ((oui parce que les magasins sont ouverts le dimanche en Pologne)), Bapt est rentré décrétant : »moi je ne veux pas un IPOD touch parce j’ai trouvé une chose moins chère et qui fait beaucoup plus de chose et que j’économiserai moins longtemps pour me l’acheter et en plus j’aurai un truc beaucoup mieux ! Je veux la petite tablette samsung galaxy tab 2. »
Bien évidemment, Baptiste a immédiatement remporté l’adhésion de Marco parce que dans une tablette SAMSUNG, il y a le système d’exploitation ANDROID (open source).
Tristan a déclaré qu’il veut toujours un IPOD et Baptiste a rétorqué qu’il s’achètera du SAMSUNG et que Tit ferait ce qu’il voulait.

Les garçons se sont alors lancés dans des calculs compliqués pour faire leur plan de financement et calculer à quel moment ils pourraient s’offrir leur gadget respectif.
Finalement, Tristan voyant les écarts de prix a fini par aller regarder en magasin la tablette choisie par son frère et a décrété que « oui, c’était bien mieux qu’un ipad ou qu’un ipod touch ».

A suivre « notre entrée dans l’ère tablette »

Notre entrée dans le monde des tablettes

Aujourd’hui, je vous propose un petit feuilleton en trois temps, sur trois jours …

Les tablettes et moi

Anti APPLE !Je suis une irréductible gauloise : j’ai longtemps refusé d’avoir un téléphone portable et j’ai été l’une des dernières personnes de mon entourage à en détenir un.
Je fais encore partie des personnes qui refusent catégoriquement d’avoir un smartphone et il est hors de questions que mes mails arrivent sur mon téléphone !
Bref, je n’aime pas trop les phénomènes de mode en technologie et j’attends toujours quelque temps, que la folie de la dernière mode soit passée, pour faire mes acquisitions.

Face à toutes mes amies qui tombaient en pâmoison face aux tablettes, j’ai résisté.
Avec Marco, nous avions failli acheter un ipad lorsque nous étions à Dubaï mais face au prix et à la politique apple (sachant que nous sommes des farouches anti -apple dans notre foyer), nous avons renoncé.
Tant de personnes me vantaient tellement les mérites de leur tablette que j’étais quand même de plus en plus curieuse. Une amie m’a gentiment proposé de me prêter, pendant une semaine, la tablette que lui avait offerte son mari.
J’ai hésité par principe, puis la curiosité l’a emporté : j’ai accepté le prêt !

Je me suis retrouvée dans ma cuisine ((c’est l’une des pièces les plus ensoleillées et les plus conviviales de ma maison, j’y suis souvent )) la tablette à la main. Je l’ai sortie de sa housse et là, horreur, elle était pleine de traces de doigts. J’ai donc commencé à la nettoyer avec application et soin.
Tania, qui passait par là, a éclaté de rire ; je l’ai interrogée au sujet de son air moqueur. Elle m’a répondu : « ça ne sert à rien de la nettoyer dans 5 minutes, il y a aura autant de traces ».
Blanc, vide …..arg, je n’y avais pas pensé !
Effectivement, après que j’ai remis ce joujou à neuf, j’ai commencé à surfer et les traces de doigts sont réapparues. Ça m’a énervé, j’ai éteint la tablette et je l’ai rendue, le lendemain même, à mon amie en me jurant que cette chose ne rentrerait JAMAIS dans mon foyer.

Bizarre cette fixette que je fais sur les traces de doigts sur les écrans : ça m’insupporte au plus haut degré. C’est pareil sur mon ordinateur (à part que mon ordi, j’ai un clavier !! Mais gare à celui qui touche l’écran!)

A suivre

Tristan cherche des sponsors

Logo de l'oprationTristan va courir dans le cadre de la « course contre la faim ».
Voici son message à ses papis, mamies, tontons et taties.

Je cherche des sponsors pour aider les gens du Bangladesh qui ont peu de nourriture et qui n’ont pas d’habitats fixes à cause des cyclones et des inondations.
Je vais courir entre 1 et 10 kilomètres pour la « course contre la faim« . Est-ce que vous voulez me sponsoriser (il faut vous engager pour un tarif au tour : par exemple, vous pouvez me donner 1€ par tour)?

Comme je le disais à mon Papy : « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».

Note de l’administrateur : l’an dernier, Tristan avait fait 10 tours. Il devrait faire mieux cette année!

Les bobos et le miel

Mon amie Capucine soigne tous les bobos de ses turbulents fils avec du miel.
J’ai testé sur mes garçons avec succès!

Qu’elle n’a pas été ma surprise (et ma satisfaction) de découvrir que les vertus cicatrisantes du miel sont utilisées dans un hôpital français ! ((Merci Papa pour le lien vers le reportage !))
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N’oubliez pas : le meilleur miel pour la cicatrisation est le miel de thym mais tous les autres fonctionnent également très bien.

Éloge du veg par Joël Robuchon

 

Crédit Photo Alain Prunier, dessinateur de BD

Crédit Photo Alain Prunier

Joël Robuchon : je suppose que vous le connaissez ! C’est l’un des grands chefs qui fait notre fierté de Frenchies dans le monde !
Végétarisme : vous en avez entendu parler (et nombreuses de mes lectrices sont veg).
Personnellement, je suis devenue végétarienne à 90 % depuis maintenant un an : je m’en porte fort bien et j’ai découvert des saveurs inconnues jusqu’alors ! Exit l’ennui gustatif… Mes papilles explosent de bonheur et ma ligne s’affine.

Quel n’a pas été mon plaisir de lire cette interview de Joël Robuchon qui exprime : « Mon constat est simple. C’est maintenant que se jouent les dix prochaines années. Elles s’appuieront sur la santé, et en cela, la cuisine végétarienne sera l’un des axes de cette évolution. Je veux être là. Voilà pourquoi, malgré l’avis de mes proches collaborateurs, j’ai décidé d’ouvrir un Atelier à Bombay à la fin de l’année. J’ai besoin d’apprendre leur cuisine et de suivre leur talent pour jouer avec les légumes et les épices. On n’imagine pas combien un simple plat de lentilles, de pois chiches, de courgettes ou de soja peut être grand… Aujourd’hui, je suis un apprenti, je recommence à zéro. »
Comme dirait Fabien (citant Herbert Gerjuoy), il est important aujourd’hui, en permanence, d’apprendre, désapprendre et réapprendre. Comme quoi, ce n’est pas valable uniquement dans le domaine scolaire : M. Robuchon, dont on pourrait croire qu’il n’a plus rien à prouver, illustre ici cette volonté de réapprendre la cuisine !
Et oui je confirme qu’un plat de lentilles peut être immense : ah les dals indiens… une merveille qui me manque tous les jours !

Parmi mes combats quotidien, il y a « contre trop de sel » ((oui Papa, tu sales vraiment trop tes plats! Bon c’est gentil de cuisiner mais mollo sur le sel… c’est mauvais pour la tension !)) et je milite pour le remplacement par des épices. Et là, le grand chef exprime : « le sel effectue un repli dans la cuisine d’aujourd’hui. […] Ma cuisine s’est laissé imprégner avec plaisir de tous les continents : curcuma, gingembre, wasabi, citronnelle… » ((au passage, les filles, j’ai une copine qui vient de me donner la recette d’une soupe au cresson et au wasabi …À tomber de sa chaise ! Merci Charlotte!))

Allant plus loin, Mr Robuchon répond à la question : « La santé sera-t-elle un axe majeur ? » par : »Définitivement. Je travaille ainsi avec Nadia Volf, une sommité dans l’acupuncture et la nutrition. J’apprends tous les jours l’importance des produits naturels. L’apport de la chlorophylle dans une simple coupe de champagne vous booste pour la journée, un jus de grenade fraîche fait tomber le taux de PSA (antigène spécifique de la prostate) Je pourrais en parler des heures et en faire un livre. Du reste, je vais en faire un avec elle. L’un et l’autre sommes tombés d’accord sur un point essentiel : l’art de la cuisine, qui transcende les produits de la terre et de la mer, et l’art de la médecine, qui soulage et guérit grâce à ces mêmes produits, sont également indispensables à la vie. Ils peuvent s’allier pour atteindre une meilleure efficacité ! » C’est un grand jour pour la santé et la cuisine lorsqu’un immense Monsieur de l’art culinaire fait de pareilles déclarations ((Nathalie, n’oublie pas de faire lire cet article à ton réfractaire de mari!!)).

Merci M. Robuchon : nul doute que vous resterez au panthéon des plus grands chefs de notre siècle !

Le mot de la fin : « Nous quittons la cuisine sophistiquée pour aller vers plus de sagesse […]. La simplicité reste l’un des plus durs des challenges. Je rêve de voir le concours du Meilleur Ouvrier de France se jouer autour d’un panier de légumes ! »