Ce matin, Tristan a passé le premier examen officiel de sa vie d’étudiant.
Tout a commencé en Septembre dernier : une Maman, dont les enfants ont séjourné en école internationale, a proposé à Tit de rejoindre son fils – l’un de ses meilleurs copains- en cours d’anglais à l’extérieur de l’école (car le niveau d’anglais à l’école est ridicule pour des enfants comme eux).
Je ne suis pas une adepte des cours supplémentaires mais Tristan m’a dit qu’il avait envie d’aller en cours avec son copain. C’était à 5 minutes à pied de la maison… Alors j’ai dit oui.
Rapidement, la professeur nous a proposé de faire passer aux garçons le Preliminary English Test du British Council, en argumentant qu’ils avaient largement le niveau. Tristan m’a dit qu’il voulait le faire, alors j’ai dit oui.
Ensuite, les choses se sont un peu gâtées car la prof a commencé à lui donner des devoirs supplémentaires et Tristan n’était pas d’accord (et moi non plus) : il déteste les « homeworks ».
Mon attente initiale sur ces cours d’anglais était de maintenir le niveau de Tristan dans un environnement ludique et cool, pas de transformer l’exercice en surcharge de travail.
En plus, je trouve que le rythme en 6e est déjà intense ; il était hors de question qu’il ait une charge de travail additionnelle due à une activité extrascolaire.
J’ai donc expliqué mon point de vue à la prof.
J’ai hésité plusieurs fois à tout arrêter car je trouvais l’ambiance trop compétitive… Mais en discutant avec Tristan, je me suis aperçue qu’il aimait bien ce cours tant qu’il n’avait pas de devoirs supplémentaires.
Nous sommes donc arrivés au jour J : ce matin.
Normalement, la Maman du dit-copain aurait dû l’amener mais Tit a voulu que ça soit moi : j’ai donc décalé mes RDV pour assurer le trajet.
Tristan était stressé et je l’ai rassuré en lui disant qu’il ne fallait pas y mettre d’enjeu et que c’était pour lui une superbe occasion de passer un examen et de voir comment cela se déroule sans que le résultat soit important. Je lui avais dit qu’à n’importe quel moment, il pouvait se désister. Il n’a pas voulu annuler!
Il m’a demandé avant de partir de lui mettre un peu de « lavande magique » (( en fait de la lavande fine. Il a un gros ancrage olfactif sur la lavande les jours d’examens…J’utilise la lavande depuis le jour où il a passé les tests pour réintégrer le système français)) sur le poignet. En arrivant au centre de test, je lui ai rappelé les petites techniques qu’il pouvait utiliser entre les différentes parties de l’examen (respirations, palming, etc.) pour récupérer de l’énergie, favoriser la concentration et réguler ses émotions (je sais qu’il se sert rarement des techniques mais que ca le rassure de les connaitre!)
Lorsque les candidats ont été regroupés dans la salle certaines mamans sont restées devant la porte, angoissées ! Tristan m’a regardé, je lui ai fait des petites grimaces et j’ai fait le pitre pour le faire rire… Ca a fonctionné ; il était le seul à se marrer devant son ordinateur avant le démarrage (quoique je le trouvai quand même un peu stressé …mais c’est normal)… Les portes se sont fermées et mon grand garçon s’est retrouvé dans la salle avec les dix autres candidats.
L’examen se déroulait de 10 h 00 à 14 h 00.
Il avait 1 h 30 sur un ordinateur de « reading & writing » : Tristan a fait l’effort de se relire 3 fois mais il est quand même sorti 20 minutes avant la fin car il m’a dit qu’il en avait trop marre de se relire !
Ensuite, il avait une pause suivie de 35 minutes de « listening ».
Et ensuite une pause suivie de 15 minutes de « speaking ».
J’ai eu Tristan au téléphone après l’oral : il semblait très content de lui. Il m’a dit que c’était vraiment trop facile et qu’il avait passé l’oral avec un autre candidat : un adulte qui ne comprenait rien et parlait lentement et qu’il fallait tout le temps l’attendre et qu’il avait dû se retenir de rire à cause de son accent.
Bref, j’ai senti que cet oral avait donné un coup de boost à la confiance en soi de Tristan.
Il a ainsi découvert qu’il avait de grosses facilités à l’oral (ce que je sais depuis longtemps) et qu’il était capable de passer un examen d’un niveau adulte.
Apparemment, il n’avait jamais réalisé l’énorme avantage que présentait son « fluent english ».
Je lui ai d’ailleurs proposé d’arrêter les cours après l’examen : il m’a dit qu’il voulait continuer à raison d’une fois par semaine pour garder son niveau car il aimait bien parler anglais et puis qu’il aimait bien la prof et aller en cours avec son copain.
À propos des facilités à l’oral de Tristan, j’ai toujours pensé qu’il y avait une part de prédispositions mais que son talent naturel avait été renforcé par ses années de maternelles dans le système international. En effet, dès le KG1 (équivalent de la moyenne section de maternelle), Tristan devait faire des « shows and tell »: cela consistait à amener à l’école un jouet ou un livre qu’on aime, à le présenter à la classe et à en parler. Tristan a toujours aimé cet exercice, ce qui explique en partie sa facilité d’expression orale.
Bref, c’était une journée intense en émotion pour Tristan, un peu comme un rituel de passage.
Je suis très fière de mon grand garçon, quel que soit le résultat.
Bonne nouvelle : hier soir Tristan m’a dit : « tu sais Maman, j’ai bien aimé passé un examen! Ça m’a un peu stressé mais j’ai vraiment aimé ».
J’espère que cela le réconciliera avec les « contrôles » à l’école !
bravo Tristan!!!
Tu es comme ta maman ,elle aurait voulu que les épreuves du bac dure 15 jours !!!!!!
bisous