Le 11 septembre 2001, j’étais à cinq jours de mettre au monde mon premier enfant : Tristan.
Je me souviens que je regardais des reportages animaliers, sur la 5e chaîne, au sujet des baleines. Allez savoir pourquoi j’ai toujours regardé des reportages sur les baleines en fin de grossesses !
J’avais éteint ma télévision pour quelques instants lorsque mon téléphone a sonné.
Murielle, mon amie de vingt ans, m’a dit : « allume la TV, il se passe des choses. »
Comme le reste du monde, j’ai assisté, médusé à la chute des tours jumelles du World Trade Center.
J’ai rapidement été agacée par la nullité de la couverture médiatique et par le niveau zéro de l’information. Et puis, je me suis dit que je ne voulais pas que mon bébé naisse dans un monde pareil.
Dès le lendemain, j’ai éteint la télévision pour toujours : je ne me suis plus jamais intéressée aux nouvelles du monde. Je trouve que l’information est mal relayée, dramatisée ou manipulée.
Les nouvelles finissaient toujours par m’arriver, soit par internet, soit via les articles de Fabien. Mais je n’ai jamais cherché à m’informer, même en lisant le journal.
J’ai fait de nombreuses recherches sur des sujets qui m’intéressaient : l’actualité n’en faisait pas partie. Je daigne parfois lire un article de journal que ramène Marco…
Depuis quelques semaines, je me suis rebranchée sur le monde.
J’ai commencé à m’intéresser au sort de la Tunisie lorsque nos amis ex-Bangalore ont évacué leur maison de Carthage, puis, de fil en aiguille, je me suis intéressée à ce qui se passait dans le monde… arabe, notamment.
Pour la première fois depuis 9 ans, j’ai rallumé ma télévision ; ma page d’accueil internet s’ouvre sur Courrier International.
Le monde bouge et j’ai le sentiment que les incidences seront bien plus grandes que ce que l’Occidental moyen peut imaginer.
Je suis sortie de mon hibernation… Et finalement, je suis bien contente d’avoir à nouveau ouvert ma fenêtre sur le monde. Il s’y passe des choses passionnantes.