SMS et astrologie en Inde

Tous les jours, je recois entre 3 et 5 SMS publicitaires que je dois effacer sur mon téléphone portable!

Aujourd'hui, j'ai lu avec beaucoup d'amusement : "Seek advice from expert Astrologers on line! Call 626 at Rs.9 per minute for forecast on Education, Marriage & Family, Purchase of Property? Investments & More"

J'ai failli les appeler afin de savoir si les astres étaient favorables à notre renouvellement de visas! rofl.gif
Ceci dit, j'aurais du le faire car je viens d'apprendre que je n'aurai peut-être pas le visa de Tristan car son passeport expire dans 6 mois!
Nous sommes donc dans une situation compliquée : notre visa indien expire 24H00 avant notre départ en France (billet non échangeables). Si nos visas ne sont pas renouvellés, nous ne pouvons pas sortir d'Inde !
D'une autre coté, si nous prenons de nouveaux billets d'avion et partons plus tôt sans les visas renouvellés, nous ne pourrons pas revenir !

Bref, de joyeux moments en perspective !!!

Au delà des frontières

Par un étonnant concours de circonstances, je suis tombée avant-hier sur une société Au delà des Frontières qui a été créée en 2003 par un certain Philippe avec qui j'étais en prépa et ensuite en école de commerce.
Le monde est décidemment bien petit!

Je trouve le but de cette société admirable et je vous cite quelques éléments de l'article présenté dans CONNEXION :
"Le tour du monde qu’il [Philippe] effectue loin des sentiers battus (il ira à la rencontre de différentes ethnies et visitera de hauts lieux de l’artisanat) lui fera prendre encore plus conscience de la beauté et de la fragilité de la diversité culturelle du monde, et de l’absurdité sociale et écologique des principes sur lesquels sont fondés les échanges économiques internationaux.
Philippe est convaincu que si les hommes politiques tardent à humaniser les échanges internationaux, chaque individu a une responsabilité en tant que consommateur et peut agir facilement.
Philippe revient en France en mars 2003 avec la volonté de participer à une évolution des mentalités des consommateurs en s’engageant dans le commerce équitable et en créant en novembre 2003 Au-delà des Frontières.
Le commerce équitable est fondé sur des principes qui paraissent évidents mais qui sont rarement appliqués dans l’économie traditionnelle : à savoir que le développement économique n’est viable sur le long terme que s’il est équilibré et que rien ne peut justifier humainement l’exploitation de populations pauvres et la destruction de l’environnement.
Au-delà des Frontières garantit que les producteurs vivent dignement de leur travail : ils perçoivent une rémunération juste leur permettant non seulement de manger à leur faim mais aussi d’envoyer leurs enfants à l’école, de bénéficier d’un système de santé, et de développer leurs activités. Très souvent dans l’économie traditionnelle le prix d’achat est imposé par l’acheteur et ne tient pas compte de la dignité humaine.
Il est important aussi de protéger l’environnement pour éviter aux générations futures de devoir fuir leur région d’origine une fois les ressource épuisées. Très souvent ces populations se retrouvent dans des bidonvilles à la périphérie des villes.

Chacun d’entre nous peut faire avancer la cause du commerce équitable soit en achetant des produits soit en incitant son entreprise à choisir pour ses cadeaux d’affaire ou les cadeaux de Noël des produits équitables. "

Fabien nous dirait certainement que nous sommes en présence d'un très beau vMème VERT !

Pour tous ceux qui partagent ces convictions, vous pouvez commander des articles sur le site de la société ou tout simplement visiter le magasin parisien : 106 Rue Amelot 75011 PARIS.

Je n'ai pas repris contact avec Philippe, que j'ai perdu de vue depuis maintenant 16 ans mais je trouve son intitiative trés belle.
BRAVO !

Politique & Rues de Paris !

Hier, nous avons veillé jusqu'à 23h30 pour connaitre le nom de notre nouveau président de la République.
C'était drôle car au moment où j'entendais ce nom à la radio, Marco le voyait en direct sur CNN.
Nous avons donc assisté aux interviews des journalistes de CNN et leur analyse de la situation…. Amusant de voir un point de vue non francais !

Il y a un moment que j'ai adoré : c'est lorsque les journalistes suivaient à la caméra la voiture de Sarkozy !
Pour un français qui n'a pas mis les pieds à Paris depuis longtemps, c'est un véritable bonheur de voir les rues, de jouer à les reconnaitre!
Marco et moi étions ravis de cette petite virée Parisienne.

A part ca, j'ai pas mal surfé sur les blogs ces derniers temps et j'ai trouvé le non respect des électeurs vis à vis des deux candidats absolument indigne ! Diaboliser Mr Sarkozy ou "nunuchiser Mme Royal" ne sont pas des procédés intelligents.
Pensez-vous donner ainsi une bonne image de la France ?
Peu importe les opinions, il faut savoir respecter ses adversaires !!

Ce billet a pour simple but de vous faire partager le ressenti d'une française du bout du monde!
Je remercie donc mes lecteurs d'éviter tout commentaire faisant apparaitre leurs opinions politiques…ce n'est pas l'objet de ce blog !

PS : je vous propose 4 liens vers des articles proposant une analyse de cette campagne et ses protagonistes à la lueur de la spirale dynamique ou de l'énnéagramme :

  1. les raisons de la victoire
  2. Le type de sarkozy
  3. la campagne de Ségolène
  4. La personnalité de DSK

 

Les débuts de la petite école !

Tout a commencé, il y a longtemps, à l'époque où Thubarahali n'était qu'un petit village agricole et Varthur Road une simple piste de terre battue aux confins de Bangalore.
Y avait-il déjà une école ?
Je ne sais pas.

Puis, les promoteurs ont construit notre résidence, juste en face du village, de l'autre côté de la piste.
C'était l'époque où l'on pouvait encore se promener à pieds et respirer le bon air frais de la campagne.
Renuka m'a raconté, qu'à l'époque où les premières maisons ont enfin été habitables, elle prenait grand plaisir à flâner jusqu'à Kundaharalli Gate, à s'y arrêter pour boire l'eau d'une noix de coco achetée à un petit vendeur ambulant, au bord du chemin.
C'était il y a 8 ans, lorsqu'elle attendait son premier enfant.

Vous imaginez? Tout à fait  impossible aujourd'hui ! Et surtout trop dangereux !

Puis des familles sont arrivées et ont habités dans les belles maisons neuves et un jour quelqu'un s'est dit : "Pourquoi ne pas aider l'école gouvernementale du village ? Ils ont surement besoin de nous, de notre aide, de notre argent."

Et tout à commencé : on a du peindre les murs de l'école, faire faire des pupitres et des bancs pour les plus grands, animer des ateliers de yoga, de danse et de travaux manuels.
Les femmes de la résidence ont tout pris en main : à leur tête Sunita, pédocardiologue, femme de coeur et de tête.

A l'école, environ 150 à 170 élèves sont scolarisés. Il n'y a que 3 enseignantes; la discipline est sévère.

Les enfants viennent du village, ils sont de milieux modestes : les parents sont domestiques ou cultivateurs (journaliers); certains viennent de la briqueterie, d'autres du bidonville de taule, là bas prés du lac, aprés le temple, à l'autre bout du village.
Ils portent un uniforme, comme dans toutes les écoles indiennes : chemise bleu ciel et jupe ou short bleu marine.
Le samedi est le jour de l'uniforme blanc; le mercredi , le jour sans uniforme afin que l'on puisse les laver!

Les enfants apprennent à lire, écrire et compter en Kanada la langue locale. Les plus grands acquièrent des notions de hindi et d'anglais.
La journée d'école se déroule d'environ 10h00 à 15h00 avec un pause repas vers 13/14h00. Le repas est gratuit, ce qui incite les parents à envoyer les enfants à l'école : riz et sambar, parfois daal ou rassam.
A l'école, les enfants font tout : ils balaient, lavent, vont chercher l'eau à la citerne, fond le service de cantine, aident les maîtresses.
Ils sont joyeux, souriants et plein de vie.

L'école est jolie : trois bâtiments s'organisent autour d'une cour de terre battue, autour d'un arbre centenaire qui protège de son ombre bienfaisante les petits écoliers.
D'un côté le point d'eau, de l'autre quelques cocotiers.
Et la petite crèche (Balvani) dans le coin entre les toilettes et la route.

Mais horreur, ils ont coupé l'arbre, le bel arbre !
Comment se protéger du soleil maintenant?
Où trouver de l'ombre pour jouer et manger ?

Bangalore et les journalistes

Depuis que je vis à Bangalore, je hurle de rire chaque fois que je vois un article français écrit au sujet de cette ville !
Je me demande toujours si le journaliste y a mis les pieds et comment il peut raconter de telles sornettes !

Pour une fois, je viens de lire un article très intéressant et réaliste que vous pouvez consulter ici.

Les inconvénients de la « silicon valley » indienne y sont décrits avec réalisme et la référence à L. C. Jain, disciple du Mahatma Gandhi y est tout à fait pertinente. Il s'inquiète, avec la sagesse de ses 81 ans, du sort de tous ceux qui ne profitent pas du "boom" indien : "Nous sommes 1 milliard, il est triste que seuls 300 millions en bénéficient. Gandhi est plus mort que jamais." 

Je vous recommande vivement la lecture de cet excellent article !

Voter en Inde

Bureau de vote en Inde...c'est comme chez nous ! Dimanche, nous sommes tous allés voter à l’Alliance Française.

Nous avons eu de la chance car un bureau de vote s’est ouvert in extrémis à Bangalore en raison de l’augmentation du nombre de français.

Sans cela, nous aurions du prendre l’avion pour Bombay !

Aller voter à Bangalore n’a pas été une mince affaire : j’ai du faire venir la nounou afin de garder Baptiste (afin de lui éviter 2h00 de voiture), nous avons également du faire venir le chauffeur. Après 1h00 de voiture dans le trafic, nous sommes arrivés à l’Alliance Française et avons retrouvé tous les copains !!

Il n’y avait pas la queue et les panneaux affichant les têtes des candidats trônaient à l’entrée de l’Alliance Française.

Deux candidats n’avaient pas daignés envoyer leurs affiches (je tairai charitablement leur nom !).

Il est à noter que le nombre de votant hors de France est en nette augmentation et est devenu une cible non négligeable pour les candidats (voir cet article).

Pourtant, Le Monde annonçait ce matin que les Français à l’étranger s’étaient massivement abstenus… Ben ce n’était pas nous !!

la preuve en image ! Tristan s’interrogeait sur nos activités : pourquoi a-t-on pris plein de petits papiers pour ensuite mettre une enveloppe dans une grande boite en plastique ?

Je lui ai expliqué qu’on choisissait le chef de la France et j’ai ajouté : « toi aussi, quand tu auras 18 ans, tu iras voter » ….et il a répondu « non » !!

Je compte sur son Papy Michel pour lui expliquer son devoir civique cet été (sans faire de propagande !!!! )

Je viens de consulter les sites internets pour trouver les résultats des français ayant voté à l’étranger : j’ai trouvé tous les résultats département par département et RIEN sur nous !

Moralité, les médias se foutent des français à l’étranger, signe du nombrilisme décadent de mon pays!

Mozart assassiné

Enfants du Kerala Chaque fois que je vais à la petite école du village ou que je vis une expérience similaire, je ressens toujours une grande joie à avoir partagé ce moment avec ces enfants. Mais une autre émotion se mélange toujours à cette joie : une vague tristesse, une impression de peine et de gâchis.

J’ai longtemps cherché à nommer l’émotion qui m’envahissait dans ces moments et j’ai repensé à Saint Exupéry et Terres des Hommes.
Ce passage écrit il y a presque 70 ans est toujours d’actualité et décrit parfaitement mon ressenti face aux visages des enfants indiens:
"Je m'assis en face d'un couple. Entre l'homme et la femme, l'enfant, tant bien que mal, avait fait son creux, et il dormait. Mais il se retourna dans le sommeil, et son visage m'apparut sous la veilleuse. Ah ! quel adorable visage ! Il était né de ce couple-là une sorte de fruit doré. Il était né de ces lourdes hardes cette réussite de charme et de grâce. Je me penchai sur ce front lisse, sur cette douce moue des lèvres, et je me dis: voici Mozart enfant, voici une belle promesse de la vie. Les petits princes des légendes n'étaient point différents de lui: protégé, entouré, cultivé, que ne saurait-il devenir ! Quand il naît par mutation dans les jardins une rose nouvelle, voilà tous les jardiniers qui s'émeuvent. On isole la rose, on cultive la rose, on la favorise. Mais il n'est point de jardinier pour les hommes. Mozart enfant sera marqué comme les autres par la machine à emboutir… Mozart est condamné.

Et je regagnai mon wagon. Je me disais: ces gens ne souffrent guère de leur sort. Et ce n'est point la charité ici qui me tourmente. Il ne s'agit point de s'attendrir sur une plaie éternellement rouverte. Ceux qui la portent ne la sentent pas. C'est quelque chose comme l'espèce humaine et non l'individu qui est blessé ici, qui est lésé. Je ne crois guère à la pitié. Ce qui me tourmente, c'est le point de vue du jardinier. Ce qui me tourmente ce n'est point cette misère, dans laquelle, après tout, on s'installe aussi bien que dans la paresse… Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point. Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C'est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné."

Mosaique à la petite école

Chers lecteurs,

Je vous ai déjà parlé de la petite école de Brookefield.
Il y a quelques mois, j'avais animé un atelier de mosaique sur le thème, les fruits et légumes.
Les maîtresses avaient adoré et m'avaient demandé de revenir afin de faire des mosaiques avec des formes géométriques.

Shruti, Philomena est Sahndrakala ont réalisé une étoile; Sarania, Suati et Malam ont fait le rond : Sarania, Suati et Malama Shruti, Philomena et Shandrakala

 

 

 

 

 

 

 

 

Mallappa, Krishna et Bindu se sont attelés au rectangle; Beemappa, Mandi et Mariyappa ont composé le triangleMallappa, Bindu et Krishna Bheemappa, Mandi et Mariyappa

 

 

 

 

 

 

 

Reka, Meena et Shaïtra ont assemblé un carré.Reka, Meena et Shaïtra

Les enfants sont toujours ravis de ces ateliers et nous faisons un peu figure de Pére Noël. La premiére fois qu'ils m'ont vu casser les carreaux avec un marteau, ils ont d'abord été paniqués que je casse un aussi beau carreau… puis ils ont eux-mêmes cassé en gloussant de plaisir et en se battant presque pour le marteau!
Ils ont ensuite révélés de sérieuses aptitutes pour la mosaique.

Lors de la dernière séance, j'étais avec Isa B et nous leur avons demandé d'écrire leur nom sur un papier. Nous avons été consternées de constater que seuls les garçons savaient écrire leur nom en anglais, les filles ne sachant qu'écrire le Kanada. Ces enfants sont dans la même classe … ce qui signifie que la ségrégation des filles commence bien tôt : mes petits éléves avaient environ une dizaine d'années.

A la fin du cours, Sophie les a habitué à aller se laver les mains. Il s'agit pour elle d'une grande victoire car c'est un premier pas vers l'hygiène. A la fin de chaque cours, je leur donne donc le savon dans sa boite en plastique rouge..et ils me le raménent, tel une relique sacrée en me montrant leurs mains propres.
A la fin du cours, Sophie leur distribue parfois des stylos ou des gommes en leur disant qu'ils ont bien travaillé. Ils nous serrent la main alors plusieurs fois et reviennent nous dire un dernier Aurevoir, espérant sans doute un autre stylo !

Pour moi, c'est toujours un moment d'émotion de voir cet enthousiasme, cet émerveillement permanent chez eux! C'est aussi une grande leçon par rapport à nos enfants pourris et trop gatés!
Un jour, je voulais amener Tristan pour qu'il voit.. Mais Marco a refusé!

Une école gouvernementale…. à Brookefield !

En face de Regent Place (le compound de Sophie), il y a une petite école gouvernementale!
Face à la défaillance de l'état, la résidence prend en charge certains travaux afin d'améliorer cette école.

Vous pouvez voir sur la droite le nouveau bâtiment en construction….et les gravas au milieu de la cour de récréation!!
Sur la photo de gauche, les salles de classes. Les bâtiments sont ornés d'inscription en Kanada et de gravures hindouistes.le nouveau batiment en construction Les salles de classe

 

 

 

 

 

 

 

A partir du mois d'Avril, la chaleur est suffocante dans les classes. 
L'arbre central qui apportait un peu d'ombre et de fraîcheur a été coupé, sacrifié pour l'agrandissement de l'école.

120 à 150 élèves de tous âges sont face à 3 maîtresses qui gagnent environ 2000 Rs par mois (moins de 40 euros !!). Et oui!! Quand on pense aux enseignants qui se plaignent des banlieues difficiles en France!!!
L'école est composée de trois bâtiments en béton où les enfants sont assis à même le sol, dans la crasse et la poussière et il n'y a quasiment aucun équipement à part quelques bancs et pupitres.

Les toilettes ont été crées depuis peu grâce au financement des gens de Regent Place, afin que les enfants ne fassent plus leurs besoins dans la cour de récréation.
Les cuisines sont adjacentes aux classes : les repas sont préparés dans une pièce sans eau courante et à même le sol!! Je ne sais pas trop d'où vient l'eau nécessaire aux préparations!

Il y a aussi une crèche avec une vingtaine d'enfants crasseux et larmoyants assis sur la béton. Depuis peu, les habitants de Regent Place ont apporté des nattes afin que les petits ne soient pas à même le béton !
Les occidentaux apportent souvent leurs vieux jouets et des vêtements (c'est d'ailleurs là qu'atterrissent tous les habits trop petits de Baptiste).
Une française vient tous les Lundis s'occuper de ces enfants et leur apprendre à jouer…Car ils ne savent pas jouer !
Je fais partie des personnes qui ne sont pas trop bouleversées par le spectacle de la misére. Ayant vécu enfant en Indonésie, j'ai "l'habitude" de ce genre de scène et suis moins choquée que certains autres occidentaux.  Je dois toutefois avouer que la vision de la crèche m'a vraiment fait mal au coeur!

Tous les Mercredis, Sophie anime un atelier d'art plastique à l'école.
Cette année, nous avons été un certain nombre de françaises à l'aider ou la remplacer. J'ai proposé un atelier décopach et 2 ateliers de mosaiques et IsaB a proposé un atelier de scoubidous et a aidé pour de nombreux autres ateliers!!

Voici la salle réservée aux arts plastiques :

La pièce réservé aux arts plastiques et la cour de récréation
A suivre pour le récit des ateliers mosaiques!