Si le paradis existe en Pologne, il se trouve à Lipowo Dom : la maison de Lipowo, quelque part en Mazurie (l’ex Prusse orientale).
C’est au milieu de nulle part,au bout d’un chemin de terre, prés d’un lac paisible.
Les propriétaires, Agnieszka et Maciej y font pousser leurs légumes et initient leurs hôtes aux plaisirs de la cuisine végétarienne. Ils partagent également leur bibliothèque bien fournie dans laquelle, j’ai pu voir des ouvrages de Gandhi, Thoreau, Wilber, Rousseau, Choprah et même Françoise Dolto, notre frenchie, traduits en polonais….Et des centaines d’autres auteurs.
Ma retraite m’a posé question sur le décalage culturel. Je n’ai perçu aucun décalage avec les participantes de ces quatre jours …Et pourtant, je ne parlais pas polonais et certaines parlaient très mal l’anglais. Il n’en reste pas moins que les échanges ont été authentiques, sincères et dénués de toute superficialité. Bref, c’était un échange qui allait au delà des mots limitants anglais ou polonais.
Nous étions toutes réunies autour d’une recherche commune : la simplicité, la paix intérieure, la lenteur et l’harmonie. Je me suis sentie plus proche des participantes polonaises de cette retraite que d’aucune française que je croise dans la communauté de Varsovie.
Parmi les participantes, il y avait Agnieszka à qui l’on doit les superbes photos de notre séjour.
Le premier jour, elle est arrivée en retard avec son mètre quatre vingt dix, sa maigreur excessive, ses tatouages et ses dreadlocks. Elle criait, sans même parler, sa différence et sa volonté de rester isolée. Elle n’a quasiment jamais parlé à personne, discrète et pourtant présente avec ses yeux attentifs qui observaient tout et tout le monde. J’ai perçu qu’elle n’osait pas aller vers les gens (et pas seulement vers moi, l’étrangère), qu’elle ne savait pas comment faire. J’ai décidé de l’apprivoiser.
Je suis l’un des premières à être allée lui parler. Elle m’a alors exprimé à quel point elle se sentait inadéquate et incapable de parler anglais. Je l’ai mise à l’aise, je l’ai faite rire et le contact est passé. Peu à peu, elle a aussi commencé à communiquer avec le reste du groupe.
Puis le troisième jour, elle a osé sortir son appareil photo. Au bruit, j’ai repéré que c’était un réflexe. Nous nous sommes lancées dans une grande conversation technique sur les appareils photos et les photos. C’était rigolo, presque surréaliste …moitié en polonais, moitié en anglais…et pourtant, nous nous comprenions parfaitement. En parlant de photos, c’est comme si, d’un seul coup, elle était devenue vivante et je savais que les photos seraient superbes.
Le résultat est arrivé ce jour dans ma boite aux lettres et il est au-dessus de ce que j’avais imaginé.
Agnieszka a capturé avec talent les lieux, l’ambiance et l’énergie de cet endroit si particulier.
Je vous laisse admirer un petit échantillon de ce lieu délicieux …
- Vue sur le lac, depuis la maison
- La salle commune
- Le ponton vers le lac
- Le lac avec ses grenouilles et ses nénuphars
- La maison vue du lac
- Le parking
- Notre salle de yoga
- Pause au soleil
- Sortie d’1h30 de yoga !
- Lever du soleil vers 4h30
- Un peu plus tard
- Soirée orageuse (l’orage arrivait de Varsovie)
- Coucher de soleil depuis notre salle de yoga
- Au petit jour …vers 5h30 ou 6h00
- Ballade du matin
- et rencontre avec l’araignée
- et les escargots
- et la rosée du matin …
- Le champs de fleurs (trés bonnes en infusion) derrière la maison
Crédit Photo Agnieska
Dziękuję bardzo, Agnieszka. Zdjęcia są wspaniałe !


























