
Crédit Photo Alain Prunier
Joël Robuchon : je suppose que vous le connaissez ! C’est l’un des grands chefs qui fait notre fierté de Frenchies dans le monde !
Végétarisme : vous en avez entendu parler (et nombreuses de mes lectrices sont veg).
Personnellement, je suis devenue végétarienne à 90 % depuis maintenant un an : je m’en porte fort bien et j’ai découvert des saveurs inconnues jusqu’alors ! Exit l’ennui gustatif… Mes papilles explosent de bonheur et ma ligne s’affine.
Quel n’a pas été mon plaisir de lire cette interview de Joël Robuchon qui exprime : « Mon constat est simple. C’est maintenant que se jouent les dix prochaines années. Elles s’appuieront sur la santé, et en cela, la cuisine végétarienne sera l’un des axes de cette évolution. Je veux être là. Voilà pourquoi, malgré l’avis de mes proches collaborateurs, j’ai décidé d’ouvrir un Atelier à Bombay à la fin de l’année. J’ai besoin d’apprendre leur cuisine et de suivre leur talent pour jouer avec les légumes et les épices. On n’imagine pas combien un simple plat de lentilles, de pois chiches, de courgettes ou de soja peut être grand… Aujourd’hui, je suis un apprenti, je recommence à zéro. »
Comme dirait Fabien (citant Herbert Gerjuoy), il est important aujourd’hui, en permanence, d’apprendre, désapprendre et réapprendre. Comme quoi, ce n’est pas valable uniquement dans le domaine scolaire : M. Robuchon, dont on pourrait croire qu’il n’a plus rien à prouver, illustre ici cette volonté de réapprendre la cuisine !
Et oui je confirme qu’un plat de lentilles peut être immense : ah les dals indiens… une merveille qui me manque tous les jours !
Parmi mes combats quotidien, il y a « contre trop de sel » ((oui Papa, tu sales vraiment trop tes plats! Bon c’est gentil de cuisiner mais mollo sur le sel… c’est mauvais pour la tension !)) et je milite pour le remplacement par des épices. Et là, le grand chef exprime : « le sel effectue un repli dans la cuisine d’aujourd’hui. […] Ma cuisine s’est laissé imprégner avec plaisir de tous les continents : curcuma, gingembre, wasabi, citronnelle… » ((au passage, les filles, j’ai une copine qui vient de me donner la recette d’une soupe au cresson et au wasabi …À tomber de sa chaise ! Merci Charlotte!))
Allant plus loin, Mr Robuchon répond à la question : « La santé sera-t-elle un axe majeur ? » par : »Définitivement. Je travaille ainsi avec Nadia Volf, une sommité dans l’acupuncture et la nutrition. J’apprends tous les jours l’importance des produits naturels. L’apport de la chlorophylle dans une simple coupe de champagne vous booste pour la journée, un jus de grenade fraîche fait tomber le taux de PSA (antigène spécifique de la prostate) Je pourrais en parler des heures et en faire un livre. Du reste, je vais en faire un avec elle. L’un et l’autre sommes tombés d’accord sur un point essentiel : l’art de la cuisine, qui transcende les produits de la terre et de la mer, et l’art de la médecine, qui soulage et guérit grâce à ces mêmes produits, sont également indispensables à la vie. Ils peuvent s’allier pour atteindre une meilleure efficacité ! » C’est un grand jour pour la santé et la cuisine lorsqu’un immense Monsieur de l’art culinaire fait de pareilles déclarations ((Nathalie, n’oublie pas de faire lire cet article à ton réfractaire de mari!!)).
Merci M. Robuchon : nul doute que vous resterez au panthéon des plus grands chefs de notre siècle !
Le mot de la fin : « Nous quittons la cuisine sophistiquée pour aller vers plus de sagesse […]. La simplicité reste l’un des plus durs des challenges. Je rêve de voir le concours du Meilleur Ouvrier de France se jouer autour d’un panier de légumes ! »








