Impression générale sur le Kerala

Coucher de soleil à Allepey Ma connaissance du Kerala s’arrête à Allepey et Cochin.
Je dois dire que Marco et moi avons adoré le Kerala !
Il se dégage une impression de paix et d’harmonie de cet endroit.
Etrangement, le Kerala m’a rappelé les bons cotés de Bali : un petit jardin, bien entretenu, est attenant à chaque maison. Une vache est souvent présente dans l’enclos voisin. Tout le monde vaque à son occupation, du plus jeune au plus vieux. Nous avons vu des télévisions dans quasiment tous les foyers (comme à Bali).
La sensation de misère, de crasse et de pauvreté désespérée qu’on trouve souvent en Inde est absente. Nul mendiant, nul alcoolique, nul sâdhu illuminé, les gens vous approchent simplement par curiosité, ils vous demandent votre nom, glousse en écoutant votre étrange accent.
Il faut rappeler que le Kerala est l’état le plus alphabétisé d’Inde, les gens y sont donc plus éduqués qu’ailleurs.

Dans le village où nous où nous avons résidé, le tourisme est très peu développé : nous avons pris un rickshaw en lui demandant de nous amener dans un magasin.
Nous nous sommes retrouvés dans la rue principale du village avec des tas de magasins indiens et pas un seul magasin à touriste !!! Moralité, nous n’avons pas pu acheter de souvenirs, mis à part un ballon en plastique jaune à 10 Rs pour Baptiste et une imitation de beyblade pour Tristan.
Il y avait une bijouterie et j’ai demandé le prix des bijoux en argent : c’était 14 Rs (environ 0,24 euros) le gramme. Le commerçant n’a même pas essayé de m’arnaquer sur le prix !!
Le même chauffeur de rickshaw, à qui j’avais demandé s’il y avait des éléphants, nous a amené dans une cérémonie hindoue où de superbes éléphants parés balançaient leur trompe majestueuse au rythme des tambours.
C’était un attroupement exclusivement indien : nous étions les seuls touristes et sommes devenus l’attraction des enfants.

Encore un accident avant les vacances !

Baptiste défiguré !

La veille de notre départ pour Bali (vacances de Noël), Baptiste s'était cassé une dent !
La veille de partir dans le Kerala, Baptiste s'est cassé le nez : je sortais de chez le pédiatre avec Baptiste et nous nous sommes arrêtés devant le club house pour récupérer Tristan.
Tristan a ouvert la portière brutalement et son petit frère, appuyé nonchalamment contre cette portière, est tombé la tête le première sur le bitume, un peu comme s'il plongeait…à part que ce n'était pas l'eau qui l'attendait dessous !!!
Bien évidemment, Baptiste s’est mis à hurler et moi, je me suis mise à hurler sur Tristan qui s’est mis à pleurer en hurlant à son tour qu’il n’avait pas fait exprès.
J’avais très peur car Baptiste était plein de sang et avait manifestement très mal !
Nadia qui passait par là a récupéré Tristan et j’ai rappelé la pédiatre en lui demandant de m’attendre car il y avait une urgence !
J’ai mis 40 minutes pour parcourir les 3 kilomètres qui me séparaient du cabinet médical. Après avoir regardé le nez de Baptiste, la doctoresse m’a dit de l’amener à Manipal au service ORL !
Là , c’était le coup dur car il fallait compter plus de 2h00 de bouchons, Marco n’avait pas les clés pour rentrer à la maison et j’avais les valises à faire !
J’ai appelé Marco et nous avons arbitré de ne pas amener Baptiste à Manipal dans la mesure où ce n’est pas très grave de se casser le nez pour un enfant de cet âge et que la doctoresse a dit qu’il n’y avait aucun risque majeur. Elle voulait juste qu’il soit examiné par prudence par un ORL en raison de notre départ en avion du lendemain !
J’ai donc récupéré Tristan chez Nadia, j’ai mis tout le monde au lit et j’ai ensuite appelé Isa B, qui est une encyclopédie médicale vivante, et qui m’a confirmé que, si le choc avait porté sur le nez, ce n’était pas trop grave !

Notre petit Baptiste a donc passé le début de ses vacances avec un nez salement amoché comme vous pouvez le constater sur la photo !
La prochaine fois que nous partons en vacances, j’enferme Baptiste dans sa chambre pendant 24h00 pour éviter tout accident avant le départ….Et pourtant ce n’’était pas un Vendredi 13 !!!! Clin d'oeil

Mozart assassiné

Enfants du Kerala Chaque fois que je vais à la petite école du village ou que je vis une expérience similaire, je ressens toujours une grande joie à avoir partagé ce moment avec ces enfants. Mais une autre émotion se mélange toujours à cette joie : une vague tristesse, une impression de peine et de gâchis.

J’ai longtemps cherché à nommer l’émotion qui m’envahissait dans ces moments et j’ai repensé à Saint Exupéry et Terres des Hommes.
Ce passage écrit il y a presque 70 ans est toujours d’actualité et décrit parfaitement mon ressenti face aux visages des enfants indiens:
"Je m'assis en face d'un couple. Entre l'homme et la femme, l'enfant, tant bien que mal, avait fait son creux, et il dormait. Mais il se retourna dans le sommeil, et son visage m'apparut sous la veilleuse. Ah ! quel adorable visage ! Il était né de ce couple-là une sorte de fruit doré. Il était né de ces lourdes hardes cette réussite de charme et de grâce. Je me penchai sur ce front lisse, sur cette douce moue des lèvres, et je me dis: voici Mozart enfant, voici une belle promesse de la vie. Les petits princes des légendes n'étaient point différents de lui: protégé, entouré, cultivé, que ne saurait-il devenir ! Quand il naît par mutation dans les jardins une rose nouvelle, voilà tous les jardiniers qui s'émeuvent. On isole la rose, on cultive la rose, on la favorise. Mais il n'est point de jardinier pour les hommes. Mozart enfant sera marqué comme les autres par la machine à emboutir… Mozart est condamné.

Et je regagnai mon wagon. Je me disais: ces gens ne souffrent guère de leur sort. Et ce n'est point la charité ici qui me tourmente. Il ne s'agit point de s'attendrir sur une plaie éternellement rouverte. Ceux qui la portent ne la sentent pas. C'est quelque chose comme l'espèce humaine et non l'individu qui est blessé ici, qui est lésé. Je ne crois guère à la pitié. Ce qui me tourmente, c'est le point de vue du jardinier. Ce qui me tourmente ce n'est point cette misère, dans laquelle, après tout, on s'installe aussi bien que dans la paresse… Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point. Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C'est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné."

Ca devait arriver !!!

Aujourd’hui, Justus, le copain allemand de Tristan, est venu jouer à la maison.
Pendant le goûter, Justus m’a expliqué quelque chose….et je n’ai absolument rien compris à la phrase qui contenait 2 mots clés inconnus dans mon vocabulaire pourtant assez étendu en anglais.

Par trois fois, je lui ai demandé de répéter la phrase…et, en désespoir de cause, je me suis tournée vers Tristan en lui demandant de traduire.
Très poli et habitué à ne pas parler français en présence d’étranger, Tristan a alors reformulé en anglais la phrase de Justus !
J’ai alors compris que Justus me parlait de la germination des graines !!!!

Et le deux garçons de 6 ans m’ont fait un cours de biologie sur les graines, le soleil, l’air et les arbres !!!
Hallucinant ! Tout ca en anglais !

Vendredi 13 Avril : une sacrée galère !

les fameux filets Chinois de Fort Cochin Ce Vendredi 13 Avril était notre dernier jour de vacances dans le Kerala !
La journée a commencé de manière forte agréable par une grasse matinée (réveil à 8h15 par Tristan) et un petit déjeuner pantagruélique au buffet de l’hôtel !
Tandis que Marco et les enfants barbotaient dans l’eau, je suis allée faire un pré check out à la réception : j’ai maintenant l’habitude des hôtels en Inde et je sais que les notes sont toujours fausses, je vais donc généralement contrôler la facture quelques heures avant notre départ afin de ne pas perdre 2h00 à l'heure H !
Après le pointage, j'ai demandé la correction des inévitables erreurs (la spécialité en Inde étant de se voir attribuer toutes les consommations non facturées au client précédent !)
Je suis repartie pour faire les valises et piquer une tête dans la piscine avant d’aller me changer avec les enfants pour le voyage !
Après un déjeuner léger au restaurant, nous nous sommes dirigés vers la réception et mauvaise surprise : les bagages n'avaient pas été collectés dans la chambre (ca faisait 1h00 que nous l'avions demandé !) et la note n'était pas prête !!
Pour info : Marc et les enfants ont poireauté 20 mn dans la voiture avant que la note soit imprimée et la carte bleue débitée ! J’ai fini par exploser en leur expliquant que je faisais toujours un pré check out afin d’éviter les incompétences de ce genre !

En voiture, nous nous attendions à un transfert difficile de 2 heures Continuer la lecture

Mosaique à la petite école

Chers lecteurs,

Je vous ai déjà parlé de la petite école de Brookefield.
Il y a quelques mois, j'avais animé un atelier de mosaique sur le thème, les fruits et légumes.
Les maîtresses avaient adoré et m'avaient demandé de revenir afin de faire des mosaiques avec des formes géométriques.

Shruti, Philomena est Sahndrakala ont réalisé une étoile; Sarania, Suati et Malam ont fait le rond : Sarania, Suati et Malama Shruti, Philomena et Shandrakala

 

 

 

 

 

 

 

 

Mallappa, Krishna et Bindu se sont attelés au rectangle; Beemappa, Mandi et Mariyappa ont composé le triangleMallappa, Bindu et Krishna Bheemappa, Mandi et Mariyappa

 

 

 

 

 

 

 

Reka, Meena et Shaïtra ont assemblé un carré.Reka, Meena et Shaïtra

Les enfants sont toujours ravis de ces ateliers et nous faisons un peu figure de Pére Noël. La premiére fois qu'ils m'ont vu casser les carreaux avec un marteau, ils ont d'abord été paniqués que je casse un aussi beau carreau… puis ils ont eux-mêmes cassé en gloussant de plaisir et en se battant presque pour le marteau!
Ils ont ensuite révélés de sérieuses aptitutes pour la mosaique.

Lors de la dernière séance, j'étais avec Isa B et nous leur avons demandé d'écrire leur nom sur un papier. Nous avons été consternées de constater que seuls les garçons savaient écrire leur nom en anglais, les filles ne sachant qu'écrire le Kanada. Ces enfants sont dans la même classe … ce qui signifie que la ségrégation des filles commence bien tôt : mes petits éléves avaient environ une dizaine d'années.

A la fin du cours, Sophie les a habitué à aller se laver les mains. Il s'agit pour elle d'une grande victoire car c'est un premier pas vers l'hygiène. A la fin de chaque cours, je leur donne donc le savon dans sa boite en plastique rouge..et ils me le raménent, tel une relique sacrée en me montrant leurs mains propres.
A la fin du cours, Sophie leur distribue parfois des stylos ou des gommes en leur disant qu'ils ont bien travaillé. Ils nous serrent la main alors plusieurs fois et reviennent nous dire un dernier Aurevoir, espérant sans doute un autre stylo !

Pour moi, c'est toujours un moment d'émotion de voir cet enthousiasme, cet émerveillement permanent chez eux! C'est aussi une grande leçon par rapport à nos enfants pourris et trop gatés!
Un jour, je voulais amener Tristan pour qu'il voit.. Mais Marco a refusé!

le Kerala, berceau d'Arundhati Roy

Chers lecteurs,

Saviez-vous que la romancière Arundhati Roy, lauréate du Booker Prize 1997, a passé son enfance dans le Kerala?

Arundhati est l'auteur du roman : le Dieu des petits riens.
Ce roman est l'un de ceux qui m'a le plus touché parmi mes lectures indiennes.

Personnellement j'apprécie autant le style littéraire de Mme Roy que son engagement politique et ses combats!
Si vous souhaitez en savoir davantage, cliquez sur ce lien!

 

Vacances dans le Kerala !!

carte du kerala Lorsque cet article paraitra, nous serons à l'aéroport de Bangalore, en train d'attendre notre avion pour Cochin!
Arrivé à Cochin, nous prendons une voiture et roulerons pendant 2 heures vers le Sud du Kerala => direction Allepey!

A Allepey , un charmant bungalow nous attend au Marari beach hotel où nous séjournerons 7 nuits !!!

A bientôt pour nos nouvelles aventures touristiques !!

Les vacances scolaires

Yanis, Enzo et Tristan Le temps des vacances est toujours un peu difficile pour moi…en raison de mon niveau de patience avec les enfants…qui est très bas !

Cette fois, les journées se déroulent plutôt bien : le matin, je travaille un peu sur mon ordinateur tandis que Tristan joue sur le portable à côté de moi.
Baptiste va parfois au Club House ou regarde son frère.  J'ai retrouvé "le clavier des bébés" et Tristan a fait un cours d'ordinateur pour son petit frère qui était ravi!
L'après midi, après la sieste de Baptiste, nous allons tous les trois à la piscine : Tristan en vélo et Baptiste sur le porte bébé de mon vélo! Baptiste me donne des petits coups pendant tout le trajet en hurlant "vite vite Maman!" et lorsque je passe trop brutalement un dos d'âne, il s'exclame "attention , Maman , pas tomber !".
Arrivés à la piscine, les deux garçons retrouvent souvent des copains et s'en donnent à coeur joie, plongeant pendant 1 ou 2 heures dans l'eau.
Tristan fait des parties de Pokemon avec Lucas (un copain allemand de TISB)  ou Yanis et son cousin Enzo.
Attention, les papis et mamies ont intérêt à bien se tenir car les parties de Pokemon vont aller bon train cet été !!! Pensez à faire une formation accélérée !!

Tous les jours, Tristan fait un petit devoir : faire un dessin sur son cahier de vacances et écrire une phrase au sujet de sa journée. Presque tous les jours, il y parle de Yanis!!
En début de vacances, j'avais organisé des cours de rollers pour Yanis et Tristan…mais les cousins étant arrivés, j'ai interrompu provisoirement les leçons.

Apparemment, Tristan adore les vacances….car il peut trainer en pyjama jusqu'à midi ou même toute la journée !

Dés Vendredi matin, nous prendrons l'avion pour une semaine au Kerala !!