J’en rêvais depuis longtemps pour améliorer ma technique de « prise de note » : je voulais apprendre le skechnoting (une technique qui consiste à prendre des notes en faisant des dessins… C’est très ludique et j’adore !)
Comme cela demande un certain entraînement, je dessine tout ce qui me tombe sous la main… Et au lieu de vous faire un billet pour vous raconter nos vacances de Noël, je vous propose un croquinote.
Pour ceux qui ont participé à nos réveillons ou activités, dites-moi si vous vous reconnaissez !
Comme je ne suis pas très bonne en dessin, je précise quand même que Marco ne tient pas un flingue sur les dessins mais une perceuse (car il a beaucoup bricolé).
La scène du bas représente notre transfert vers Paris. En effet, nous sommes remontés en train, de Saint-Raphaël à Roissy, et le TGV faisait plusieurs arrêts. À un moment, je me suis agitée car il fallait descendre. Marco m’a alors dit : « c’est bon, on a le temps, le train a du retard! » et moi, j’ai bousculé les trois gars pour qu’ils soient dans le couloir, prêts à descendre.
Nous sommes descendus… Nous avons monté des escalators et mon regard est tombé sur un panneau « VAL D’EUROPE » . Mon cerveau a enregistré le bug avec horreur il a calculé le temps de transfert entre VAL d’EUROPE et ROISSY si nous ne remontions pas dans ce f*** train. Mon cerveau a alors donné à l’ordre à mes cordes de vocales de hurler : « c’est pas la bonne gare… Vite on remonte dans le train. »
Mon regard a enregistré qu’il n’y avait pas d’escalator pour redescendre, mes yeux ont scanné l’environnement devenu hostile et a remarqué un escalier… J’ai couru avec une valise de 25 kg au bout des bras et en hurlant : « vite, courez, courez. » C’est fou comme le cerveau est rapide dans de pareils moments et comment quelques secondes ont l’air de durer une heure !
Marco, totalement désorienté me suivait avec une autre valise de 25 kg au bout des bras. Les gars couraient avec une plus petite valise.
Au risque de nous rompre le cou, nous sommes arrivés en bas des escaliers et j’ai encore hurlé : « allez on remonte, on remonte. » Mais je n’en étais pas certaine. Alors j’ai agressé littéralement un mec dans le train en lui demandant « c’est quoi la prochaine station ? C’est quoi la prochaine station ? C’est quoi la prochaine station ? » ((on se demande pourquoi je double ou triple mes question sous stress ? Excès !)). Le pauvre mec, tétanisé, a fini par articuler « Roissy ».
Alors j’ai vociféré : « montez, montez, c’est bon » . Les gars m’ont suivi, totalement anesthésiés.
Puis j’ai soupiré un grand coup et j’ai fait un charmant sourire au mec que j’avais engueulé et je lui ai dit « Merci… On s’était trompé de station. » ((genre comme si le mec n’avait pas remarqué !))
Évidemment, j’étais fort énervée par cette erreur et j’ai pourri les gars en disant « mais vous ne pouvez pas regarder autour de vous, un peu ??!! » ((ça, c’est fort : je fais la boulette et j’engueule ceux qui m’ont suivi))
Et là, j’ai respiré une fois de plus, je me suis calmée et je me suis demandé à quoi cette expérience pouvait bien servir (parce que j’aime bien transformer les galères en truc utile ou en élément d’apprentissage).
Du coup, dans ma lancée pédagogique, j’ai demandé aux garçons : « alors c’est quoi la leçon du jour ? »
Je m’attendais à une réponse du genre « il faut observer son environnement ou regarder les panneaux avant de descendre du train. »
De façon tout à fait inattendue, la petit voix de Baptiste ((9 ans, centre mental préféré)) s’est élevée et a dit : « la leçon du jour, c’est qu’il ne faut jamais suivre un instinctif préféré car il ne réfléchit pas avant d’agir… » Fou rire familial…c’était énorme !

Excellente anecdote à Marne-la-Vallée…
Personnellement, je préciserais la remarque de Bat sur les centres instinctifs préférés par celui du 8… qui a des œillères quand il speed !
En même temps, c’est toujours ce même instinct qui vous a permis de reprendre le train à temps !
LOL !
Coucou Nat,
« En même temps, c’est toujours ce même instinct qui vous a permis de reprendre le train à temps «
Alors sur un coup pareil, je pense que le centre mental en support a été fort utile pour la rapidité d’analyse et de décision sur le « take action ». Avec un mental noyé, je n’aurais pas vu et analysé les options possibles pour reprendre le train car les escaliers étaient peu accessibles !
Note aussi que « reprendre le train à temps » a été possible car toute la famille court très vite…Si on avait eu une limace dans le groupe, on aurait raté le train !
Sur des anecdotes pareilles, je t’avoue que je suis fascinée par le niveau « énergétique » de mes enfants et de Marco (mais bon, Marco je l’ai aussi choisi pour son niveau énergétique! Je n’aime pas les « mollassons » qui ne courent pas vite !)
A propos de « mollassons qui ne courent pas vite », j’ai découvert que Baptiste avait une bonne copine à l’école (et d’habitude il n’aime pas trop jouer avec les filles à l’école). Il apprécie beaucoup cette fillette car elle court très vite, qu’elle ne fait que des jeux physiques et qu’elle joue super bien à « attrape garçons » => apparemment, c’est la version de « chat » ou « gendarme-voleur » mais avec « fille-garçon » !
Bises et bon week-end !
une petite 8 ?
Nat, je ne la connais pas assez pour déterminer son type …Mais plusieurs incidences pointent vers la 8 (sans compter son « charmant » caractère qui a l’air bien trempé !!)
Le saviez-vous ?
La correspondance de VAL D’EUROPE est possible, certes, mais inutile …
Philippe