Le Djinn de Dubaï

Il était une fois, en terre d’Arabie, une petite tribu nomade, les Aumatriba, qui vivait là depuis quelques années.
C’était l’endroit d’Arabie où le ciel est toujours bleu, la chaleur intense et l’eau de la mer tiède ; le lieu où le sable brulant se transforme parfois en béton, ou, de manière inattendue, en verdure.
C’était un endroit qui défiait  toutes les lois de la nature…

La tribu Aumatriba y demeurait  paisiblement après avoir bravé les ensorcellements de la Silicon Vallée Indienne où vivaient Electra  la terrible sorcière, l’ogre Mangeroute et l’immonde dragon pollution.
Cette tribu avait supporté les sortilèges du facétieux Yapadochod et avait vaincu le parasite Gémangélékarton.
Cette saleté de Gémangélékarton avait été terrassé, à l’issue d’un titanesque combat, par le loyal Ganesh-en-terre-cuite qui y avait laissé sa carcasse.

Maman Aumatriba, par mesure de précautions, était devenue une fée ou une sorcière (ou même une chamane?) , nul ne sait vraiment,  afin de combattre efficacement, les démons, sorciers, ogres et Djinns qui croiseraient désormais son chemin.
C’était notamment une grande spécialiste des potions et des eaux magiques. Non pas qu’elle soit diplômée de Poudlart, authentique école de sorciers, non ! Elle était une sorcière autodidacte qui avait étudié dans les grimoires et dans les toiles, ce qui n’enlevait rien à l’efficacité de ses potions.

Elle avait toutefois relâché son attention dans la protection de sa petite famille, persuadée que les démons ne pouvaient pas hanter cette ville d’Arabie qui défiait toutes les lois de la nature.
Elle avait tort : les êtres magiques résistent à la modernité et au béton …et la terre d’Arabie était  peuplée, depuis des millénaires, de Djinns maléfiques ou bénéfiques.

Dans cette ville, vivaient donc des Djinns, lointains cousins de Gémangélékarton. Ils étaient, eux aussi, de la famille des parasites : ces délicieux petits êtres qui choisissent une famille pour la vie et s’y attachent jusqu’à la mort.
Un de ces Djinns s’appelait Gépétélaclim. Il avait une ribambelle de frères et sœurs tous autant affamés les uns que les autres.
Au fil des années, ils avaient fuis les sables brulants du désert pour s’abriter dans les villes ; ils s’étaient brillamment adaptés à l’environnement et survivaient en mangeant les pièces des climatiseurs disposés sur les toits des constructions.

Les frères et sœurs de Gépétélaclim étaient des djinns prudents : une pièce électrique mensuelle ou trimestrielle suffisait généralement à les nourrir. Toutefois, Gépétélaclim était un glouton : il se vautrait avec délice sur le toit d’une maison et, oubliant tout principe de prudence, s’était mis à s’empiffrer deux ou trois pièces électriques ou métalliques par semaine.
Dans cette maison vivait la tribu Aumatriba.

A suivre …….

5 réflexions sur « Le Djinn de Dubaï »

  1. Encore la clim ? mais vous avez la poisse ! sur l’ancienne maison ca avait pété aussi non ? Vivement un retour en Europe, pour si peu que ce soit l’Europe de l’Est tu auras plus de souci avec Gépétélaclim

  2. bonjour aurore,
    ce matin j’ai gratté les vitres de la voiture et j’ai fait connaissance avec Gépététachaudière… Dis, tu crois que c’est un cousin trangénqieu de gépététaclim ? Si on les mariait tous les 2 ça ferait quoi ????
    @ +
    jorune

  3. Salut Jorune,
    « Dis, tu crois que c’est un cousin trangénqieu de gépététaclim ? Si on les mariait tous les 2 ça ferait quoi ???? »
    Si on les mariait, cela ferait plein de petits Djinns et ca serait une partie de solution à notre surconsommation énergétique : plus de chaudières et plus de clim…. Les humains devraient reapprendre à avoir chaud ou froid…

    Bon courage pour la chaudière!
    Bises

  4. ouai… »reapprendre a avoir chaud ou froid »! ben pour le froid tu peux tjrs rajouter des pulls aux pulls mais quand tu as chaud et que tu es a poil…difficile de faire moins!
    bises

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