Gémangélèkarton, épisode 1

Au 21ème siècle, le monde des humains est toujours étrange : il est peuplé de monstres, de sorcières, d’ogres et de fées que seuls les enfants peuvent voir. En effet, les adultes, dans leur arrogance croissante, ont perdu cette capacité à voir les mondes parallèles. Seuls certains enfants, de plus en plus rares, conservent ce don.
La plupart des Hommes ont entendu parler de l’existence de ces personnages mais ils croient qu’ils sont imaginaires. Mais ce qu’ils ignorent tous, c’est qu’en plus des ogres, sorcières, fées, elfes et autres êtres magiques, il existe une catégorie dotée d’un énorme pouvoir de nuisance : les PARASITES !
Les Parasites sont une espèce similaire aux fées : un jour, ils choisissent un maitre, s’installent sur son épaule et ne le quittent plus. Mais au lieu de veiller sur lui et de le protéger comme les fées, ils attirent sur le Maitre des problèmes répétitifs. Il existe plusieurs espèces de parasites.
Parmi eux l’espèce « Mangeur de cartons », qui connaît un développement croissant depuis les années 80, est présente sur tous les continents. Ce parasite « mangeur de carton » se nourrit exclusivement de cartons. Il parait que les cartons d’un déménagement de 20m3 suffisent à l’engraisser pour 18 mois. Il entre, après son festin, en hibernation jusqu’au déménagement suivant.

En l’an 90 du siècle dernier, naquit un parasite de cette famille : le petit Gémangélékarton. Longtemps il avait vécu sur l’épaule d’une certaine Bahia, dans la région de Lutetia, une province de la douce France. Sous l’emprise de Gémangélékarton, Bahia déménageait tous les ans, vivant une partie de l’année dans les cartons.
Un jour, une certaine Aurore avait rendu visite à sa vieille amie Bahia. Gémangélèkarton, l’apercevant fut fasciné par son énorme énergie et se dit alors qu’elle devait être une déesse pour faire les cartons. Il sauta alors immédiatement sur son épaule et l'adopta comme nouvelle Maîtresse.

Lire la suite : épisode 2

Tous les Dimanches, vous pourrez retrouver sur ce blog votre nouvelle série "contes du Monde"

Abondance

Ouaah le beau poisson sans option Je me demande parfois s’il ne faudrait pas faire des stages de rééducation pour les expatriés ayant vécu des expériences comme l’Inde… afin de les réhabituer à la société de consommation.

Dés mon arrivée à Dubai, j’avais découvert Mall of Emirates (à 15mn de la maison) avec son immense Carrefour (sa piste de ski et ses centaines de magasins).
Chaque fois que j’y allais, j’avais l’impression de rentrer chez Disneyland (et en plus sans payer !)

Il y a quelques jours, Neneth (notre maid Philipinnes) m’a parlé de Battuta Mall, situé prés de son église et non loin de notre maison.
Hier, j’ai donc amené Neneth à Battuta Mall (qu’elle fréquente apparemment tous les weekends) afin qu’elle achète des produits de son pays pour cuisiner.
J’étais totalement émerveillée par l’architecture et la décoration du centre commercial (que je n’ai pas eu le temps d’explorer tant il est grand !)
Nous nous sommes dirigées vers GEANT (oui oui le même qu’en France, l’enseigne du groupe Casino à part qu’ici on prononce « Djallante ») et je courais partout dans les rayons comme une gamine en riant et en disant « look Neneth, this is french ! ».
Inutile de dire que Neneth a du me prendre pour une grosse débile qui sort tout droit d’un pays sous-développé !
J’ai trouvé des choses extraordinaires telles que les cubes knorr, des pains au chocolat, du pain français, une fougasse (argh l’extase !!!!) des pates et des produits de la marque casino, des princes de Lu, des pom’potes, etc…. Et surtout un rayon frais de viande et de poisson totalement époustouflant (et sans mouches! C’est formidable de ne plus se faire attaquer par les mouches puantes lorqu’on achète son poisson !!!! ).
Pour mes copines de Bangalore, je propose une photo du rayon (euh…enfin un tiers du rayon car il était trop grand pour la photo)… Histoire de vous faire rêver du Disneyland de la bouffe !

Alors que manque –t-il à Dubaï ? L’alcool et le porc (et les playmobils .. mais ca ne se mange pas ) !! Bien sur !
Heureusement que je n’étais pas alcoolique car nous n’avons toujours pas notre licence autorisant l’achat et la consommation d’alcool (même pour boire chez soi, il faut une autorisation). Il parait qu’il existe quelques petits magasins planqués qui vendent de l’alcool aux détenteurs des licences !
En attendant, un petit verre de vin rouge de temps en temps , ca me manque !!!!
Quand au porc, on en trouve dans un rayon isolé chez Spinneys (chaine de petits supermarchés): il faut rentrer dans une pièce spéciale à l’entrée de laquelle est écrit en énorme « for non muslims only ». Heureusement, il ne faut pas de licence pour en acheter !

Le seul produit que je n’ai pas trouvé est de la fleur d’oranger (celui qu’on met dans le gâteau de Mamie Simone)

Le groupe CREA de Dubai

Tina en pleine creation dans ma CREA ROOM ! J’ai lancé un nouveau groupe CREA à Dubaï et il a démarré Mardi !
Nous ne sommes que deux (mais deux, c’est déjà un groupe): ma nouvelle acolyte est une Suédoise prénommée Tina.
Dubaï est sa première expatriation et elle s’est révélée bien plus créative que je ne l’avais imaginé au premier abord (lorsqu’elle m’avait parlé de Scrapbooking).
Elle est en train de réaliser un tableau (1m40 * 1m20) avec les chutes du papier peint suédois…afin de retrouver un bout de sa maison Suédoise dans sa maison de Dubai ! Trop fort !!!!
Nous avons passé une très agréable matinée (où j’ai quasiment terminé le tableau magnétique pour la salle de jeux). Tina est aussi calme que je suis speed et je trouve notre duo très équilibré !
Tina m’a raconté des aventures liées à son ancien métier : avant de venir à Dubaï, elle était sage femme dans un service de prématurés ! C’est un nouveau monde pour moi et ca a été fascinant de découvrir un univers où les nourrissons peuvent peser 500 grammes et où la moindre erreur de jugement ou de diagnostic peut couter une vie !

 Nous serons sans doute prochainement rejointes par Nancy, une canadienne Anglophone mariée à un tunisien francophone.
Ce que j’aime le plus dans l’expatriation, c’est le mélange des nationalités et des cultures !

Promis, je vous montrerai le tableau achevé !

Comme un "Cosson"

De retour de l’école, Baptiste et Tristan sont dans la voiture.
Baptiste, très fier car il a eu son badge aujourd’hui, n’arrête pas de dire : « moi, suis grand, z’ai un badze ».(D'ailleurs Baptiste a eu 3 ans hier.. il était donc vraiment grand !)
 Je lui propose alors : « veux-tu que je mette des sous dans ton badge pour que tu puisses aller manger à la cantine au lieu de prendre ta lunch box ».
Baptiste : « Vi »
Moi : « Mais au fait, comment tu manges en ce moment ».
Baptiste : « comme un cosson »
Explosion de rire : je voulais savoir s’il mangeait sa lunch box dans la classe ou s’il l’amenait à la cantine …Car je sais depuis longtemps qu’il mange comme un cochon !

Adieu !

Victoire, Baptiste et Tristan en train de trinquer à la fête de l'école ! Rassurez-vous chers lecteurs, je ne ferme pas ce blog et je ne vous dis pas Adieu !
Mais je vais aujourd'hui vous donner la définition de "Adieu" selon Tristan!

Hier, je ramenais Victoire, la grande copine de Tristan à la maison et nous écoutions, dans la voiture, un CD de chansons françaises :
Victoire : "ca veut dire quoi Adieu?"
Tristan : "ah, "Adieu" c'est quand une voiture roule sur une balle et l'écrase;"Adieu", c'est quand le ballon va sur la voie ferrée et qu'un train passe et l'écrase pour toujours".

J'ai été trés surprise par cette définition ! Sourire

La mauvaise réputation

D'habitude, c'est IsaB qui poste des textes de chansons sur son blog.
Aujourd'hui, je la copie pour vous livrer mon humeur du moment !
Le texte a été écrit par Georges Brassens en 1952 :

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fait pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.
Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fait pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.