Je viens de lire plusieurs biographies de Gandhi et celle de Guy Deleury aux éditions pygmalion est agréable à lire et bien documentée.
Je vous livre le dernier paragraphe du livre que j’apprécie particulièrement :
« Pourquoi la voix charmeuse de Gandhi est-elle encore si peu et si mal entendue ? […] La voix de Gandhi n’a pas porté si loin ; elle ressemble à une brise légère que seul un difficile apprentissage permet de discerner. Un murmure plutôt, qui chante au cœur le plus profond de l’homme. Elle lui dit : combat certes pour l’indépendance des tiens, mais sans en faire un absolu. Le nationalisme n’est pas une vertu sans danger. J’ai libéré l’Inde mais l’Inde ne s’est pas libérée de ses vieux démons. L’intouchabilité souille toujours sa robe que je voulais immaculée. […] Et mon rouet ! Il ne tourne plus qu’au ralenti, dépossédé de ses prestiges par les centrales nucléaires. L’Inde dont je rêvais n’est pas née. Ne perds pas cœur pour autant. Les brahmanes ont assassiné le clown ; son rêve un jour les réduira à leur vraie nudité, et avec eux toutes les fausses élites de ce monde en marche vers un nouveau millénaire. « Satyam eva jayaté », la vérité triomphera. "
Bonjour Aurore,
« Combat certes pour l’indépendance des tiens, mais sans en faire un absolu. »
Le problème n’est-il pas là ?
Convictions fortes + absolu = souvent intolérance
Absence d’absolu = souvent relativisme mou
Peu de gens savent avoir des convictions fortes sans en faire des absolus… Enfin pas encore ! (Si tu vois ce que je veux dire ;-))
Bonne fin d’été.
Très amicalement, Fabien
Bonjour Fabien,
Je vois bien ce que tu veux dire !!!!
L’été est fini pour nous (mais le soleil toujours là avec 45°C) car nous sommes à Dubai depuis hier soir…Et le parcours du combattant démarre !!!
Bonne rentrée à toi